A.Ecouter

L’expérience Sennheiser

Immersion totale. On teste dans la ville le tout nouveau casque Sennheiser Urbanite. Profilé, confortable et conçu pour être hyper-performant sur les basses, on demande à écouter.

Aujourd’hui qu’on se balade de jour comme de nuit avec nos playlists sans cesse renouvelées, si notre smartphone ne nous quitte évidemment jamais, notre casque est aussi devenu notre autre meilleur ami. Vissé à notre crâne dès qu’on en a l’occasion, on demande donc à celui-là d’être beau comme un accessoire de mode, pas show-off, mais discret et élégant.

En la matière, le Sennheiser est un it-casque, avec ses lignes pures, ses coloris discrets (on a choisi le noir, un must) et même un arceau recouvert de tissu surpiqué. Mais le style n’est pas tout, et il convient de juger ses performances. Si ses oreillettes (amovibles) sont effectivement super agréables et – très bon point – bien isolantes, l’idée est de le voir en action, une fois connecté, en l’occurrence pour nous, à notre iPhone (mais il existe en version Android). Télécommande en main, on lui propose donc de commencer sa journée avec un incontestable tube de l’été, le très positif « I know there’s gonna be good times » de Jamie XX. Une bonne mise en oreille, au vu de la richesse du titre, mélange de dancehall et de hip hop parsemé de petites notes lumineuses et d’une rythmique métronomique. Tout de suite, c’est bien la qualité des basses qui surprend ; solides et bien présentes, elles n’étouffent en rien le morceau, mais le soutiennent avec précision. La qualité de la bulle sonore est parfaite. Les bruits extérieurs (la rue de Rivoli, tout de même) n’interfèrent pas, on est parfaitement dans le morceau, et donc forcément, de bonne humeur.

On décide alors de pousser l’expérience plus loin, en envoyant la révélation absolue de cette année, la surprenante Jeanne Added, dont la voix à la fois cristalline et puissante, s’intègre à une musique moderne et complexe (inspiration jazz oblige). On opte pour  « A War Is Coming ». Frénésie électro, ruptures de rythmes, distorsions, phrasé scandé et tempo électrique, l’Urbanite rend compte de tout à la perfection, avec une précision impressionnante sur les médiums, appréciable chez la toute en nuances Jeanne.

Passée cette phase de sombre séduction, on change d’humeur comme il nous plait pour s’accorder une phase festive. On mise sur un autre OVNI, US, celui-là, le débutant Shamir – qui nous a récemment bluffés à Villette Sonique – et son tube « On the Regular ». « Honey hi hi » « Yes, yes », ou comment complètement oublier qu’on est dans la rue et pas dans un club, et se mettre à danser.La faute à une clarté sonore d’une facture étonnante qui permet à la voix assez unique du chanteur de prendre toute sa place dans un rythme qui nous transporte. Un parfait équilibre quoi.

Motivés, on se permet un nouveau grand écart et en repartant du côté du hip hop, avec une incursion dans le genre à la façon du surpuissant Major Lazer. Parce que sur le titre « Night Riders », pour le coup, avec un mauvais rendu des basses, l’expérience pourrait être totalement ratée.Toute la force du titre est rendue et l’Urbanite montre ici, qu’il est parfait pour les amateurs de sons bien énergiques.

Pas de reproches dès lors ? Une ultime vérification s’impose tout de même, avec, pourquoi pas, un classique des classiques, un morceau old school tellement écouté que la moindre faille dans son rendu nous ferait bondir. Alors on balance l’un des maîtres de la house de Chicago, Roy Davis Junior qu’on a eu plaisir à retrouver au Showcase il y a peu, et à son cultissime morceau « Gabriel ».

Au résultat, dans nos oreilles reconnaissantes, 7 minutes 25 de bonheur, encore. De quoi vraiment finir d’être conquis. Pour passer à d’autres activités, on quitte à regret notre Urbanite, qui, en bon nomade qu’il est, se replie pour devenir aussi maniable qu’une paire de solaires. Maintenant qu’on lui fait confiance, on le reprendra très vite, on a plein de nouveaux titres à écouter.