Leyla McCalla au Café de la Danse

Nous avons découvert la violoncelliste, banjoïste et guitariste Leyla McCalla il y a peu, lorsqu’elle a sorti un album hommage au grand poète de la Renaissance de Harlem, Langston Hughes (Vari-Colored Songs), en 2014.

C’était un beau disque noir, lyrique, d’une sensibilité touchante. Elle y ranimait les mânes de la grande musique noire, qui va du spoken word au blues, sans oublier le folk, et la créolité dont elle est aujourd’hui l’une des flamboyantes figures. Car si elle a vu le jour à New York en 1985, elle a toujours mis en avant ses origines haïtiennes, ce qui ne l’a pas empêchée de suivre des études classiques et de cultiver sa diversité.

Elle peut s’attaquer aussi bien à une Suite de Bach qu’interpréter du blues dans les rues de sa ville, la Nouvelle-Orléans, sans jamais perdre la grâce qui berce sa féérique nouvelle œuvreA Day For The Hunter, A Day For The Prey (sortie fin mai), nous fait danser des quadrilles, traverser la Louisiane à coups de banjo, plonger dans la mélancolie envoûtante (« Little Sparrow »), ensoleiller le folklore haïtien (« Peze Café » avec Marc Ribot). Sur la scène du Café de la Danse, au violoncelle et au banjo, elle sera entourée de La Bria Bonet (alto) et de Daniel Tremblay (banjo et guitare).