A.Ecouter

Lille fête la musique : les trois concerts à ne pas rater

La grande manifestation estivale, festive et gratuite est de retour ! Le 21 juin, tous les styles musicaux, toutes les populations, toutes les générations sont mélangées. Comme chaque année, musiciens chevronnés et amateurs se produisent sur des scènes improvisées et dans la rue. Voici notre sélection région des trois concerts à ne pas rater.

1. Festival Ozzfest au Café Oz

waetstreet(c) nicolas djavanshir​

Comme chacun sait, l’Australie a quelques heures d’avance sur nous. Idem au Café Oz, où les festivités débutent vendredi. Et pour cause : cette année, l’Ozzy (Osbourne) Festival dure trois jours. De quoi s’agit-il ? D’une programmation internationale assez pointue où la musique électronique est très représentée. Exemple : ce dimanche, pour la Fête de la musique, avec tout en haut de l’affiche l’électro house hédoniste d’Aeroplane. On se croirait dans les meilleures années du balearic beat… mais, selon l’humeur, le voyage visite d’autres destinations encore. Très bon titre avec Benjamin Diamond au micro : Let’s Get Slow.

Le plaisir semble aussi le credo du fameux Jean Tonique, partisan d’introduire du groove et de la soul dans son jeu. L’Ozzy accueille aussi nombre de formations du coin. À commencer par We Are Enfant Terrible, dont l’aura électro-pop et rock 8 bit dépasse aujourd’hui, de loin, la sphère lilloise. Les guitares seront aussi de la partie lors de lives où l’indie-rock va flirter avec la new-wave : Sobo et One Divide. Liste des réjouissances non exhaustive.    

Café Oz, 33, place Louise-de-Bettignies. De 14 h à 1h.

2. Moulin Rouge, Bärlin, Goldfish Memory et Dead Circles à Douai

Photo Thinkstock

Sur la scène de la place d’Armes, on ne va pas lésiner sur les décibels. En bref, plusieurs nuances de rock sont attendues, du métal de Moulin Rouge au rock & soul de Goldfish Memory – deux groupes sélectionnés dans le cadre d’un tremplin dédié. Entre ces deux pôles, on recommande de prêter l’oreille aux Lillois de Bärlin. Ils décrivent joliment leur low-rock alternatif comme suit : « Une musique à l’image d’une ville. Fragments de sons, battements de cœur. Ruelles sombres et clubs enfumés. Des histoires d’amour qui croisent des rêves brisés ». Avec une clarinette (Clément Barbier), une basse (Laurent Macaigne) et une batterie (Simon Thomy), le rock s’enrichit de quelques éclats de jazz. À noter qu’ils seront aussi présents au festival Rock en stock, fin juillet.

À 21h45 environ, place à un rock à la fois plus classique et plus brut, de Brighton (Angleterre) : Dead Circles vient fêter l’été toutes guitares électriques dehors. Composé de trois Anglais et d’un Français, on songe néanmoins à ces groupes américains qui ont émergé dans le sillage du grunge… À moins qu’ils flirtent avec la brit-pop, versant survoltée !

Place d’Armes. De 19 h à minuit.

3. Earth Wind & Fire Experience​ à Marcq-en-Barœul​

Photo Thinkstock

Ok, ce n’est pas le Earth Wind & Fire « officiel ». Mais le Earth Wind & Fire Experience n’en est pas moins légitime. Le groupe a été créé par Al McKay, ancien guitariste du groupe, de 1973 à 1981, qui a aussi joué avec les Temptations. Pour la formation menée par les deux chanteurs Maurice White et Philip Bailey, c’est le moment où tout a explosé.

Al McKay est d’ailleurs l’auteur de quelques tubes, Singasong et September, et sur scène, accompagné de ses 14 musiciens, il rejoue les classiques du groupe, Getaway, Fantasy et très certainement Boogie Wonderland, remis au goût du jour par la performance d’Omar Sy dans Intouchables.

Hippodrome Serge Charles. 137, Boulevard Clemenceau. À partir de 19 h.