Manu Dibango

Le saxophoniste de renom sera en concert le 12 mai à l’Institut du monde arabe

L’exposition Trésors de l’Islam en Afrique, à l’Institut du Monde arabe (jusqu’au 30 juillet) est aussi l’occasion pour le musée d’une programmation culturelle globale, avec débats et rencontres, mais aussi séances de cinéma, spectacles et concerts. Côté sons, entre le griot malien Pédro Kouyaté (le 9) et la chanteuse Inna Modja (le 13), se glissera une véritable légende. Saxophoniste de génie, chanteur excentrique au timbre profond et personnalité internationale de renom, Manu Dibango représente à lui seul tout un pan de l’histoire de l’Afrique. Créateur du mythique “Soul Makossa” (premier tube francophone à faire chavirer les States en 1972), figure tutélaire de la world music, l’artiste camerounais a très souvent accompagné – voire anticipé – les évolutions successives de l’Afrique. Son nouveau spectacle Afrikadelik témoigne encore une fois de cette volonté toujours vivace de bâtir des ponts entre les continents comme entre la tradition et les sons du futur. Joyeux reflet de ses influences musicales (du jazz au funk, de la fusion à la pop), Afrikadelik est un superbe voyage sonore entre le jazz, groove et musiques africaines. Généreuse, en mouvement, emplie d’une joie spontanée, la riche carrière de celui que l’on surnomme Papa groove y trouve une nouvelle jeunesse – entre improvisations fougueuses et orchestrations épurées. Des chants gospel aux séquences hip hop de l’album Polysonic aux accents reggae de Gone Clear, l’Afrikadelik de Manu Dibango (accompagné d’une formation musicale resserrée pour l’occasion) est un entêtant pas de danse (africaine)…

Le 12 mai à partir de 20h00, à l’Institut du monde arabe (auditorium, niveau -2), 1 rue des Fossés Saint Bernard, 75005. M° Jussieu. Places : 26 €.