5 raisons d’aller au Marché des Labels Indépendants

Pour la troisième année consécutive, le Marché des Labels Indépendants investit la Halle des Blancs Manteaux dans le Marais le samedi 6 octobre. L’événement est gratuit, réunira 76 labels français et européens et attendra comme à son habitude une foule de mélomanes curieux. 

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Preuve que malgré d’évidentes et constantes difficultés financières, les chemins parallèles de la musique connaissent toujours un trafic important. La volonté de l’entreprise est d’ailleurs de valoriser le travail de ces artisans du secteur musical, derrière une part importante de la production musicale nationale. Tout en tissant du lien avec le public, et en vendant de beaux disques. Car le marché des Labels Indépendants, c’est l’occasion de rencontrer les équipes derrière ces labels qui régalent de leurs trouvailles les auditeurs les plus exigeants, mais aussi les artistes de leurs catalogues. Voici 5 raisons de ne pas manquer l’événement.

 

Rencontrer des labels indépendants

Et oui parce que c’est quand même le but. Attention, l’appellation « label indépendant » n’est pas synonyme de « label obscur ». Il ne faut donc pas s’étonner d’y côtoyer des noms vaguement connus comme Ed Banger ou Warp par exemple. Mais le Marché des Labels Indépendants réserve son lot de découvertes et de surprises et des stands aux labels un peu plus confidentiels. Parmi eux, Croque-Macadam et son jubilatoire catalogue rétro-pop-garage, l’émergent label électro Mesma Records ou encore No Format et ses délices jazzy et musique du monde. Bon, les frais d’inscription au salon étant un peu élevés pour un petit label, la sélection reste non-exhaustive, quoique bien fournie.

 

Déguster les dernières sorties avant tout le monde.

Stand du Marché des Labels Indépendants
© Alessia Campostrini

 

Oh, hello « Contre-Temps », dernier et très attendu album de Flavien Berger qui sera présenté par Pan European. Pendant ce temps, InFiné servira les remixes du dernier album de Rone et le tout premier album de Léonie Pernet, tandis que le label pop Microqlima (Pépite, Isaac Delusion…) illuminera le salon avec « Geisha » le projet collaboratif entre l’Impératrice et ses fans. Sans oublier les nouvelles signatures de Midnight Spécial, Jarrings Effects et de chez Born Bad Records.

 

Découvrir des labels venus d’ailleurs.

Stand du Marché des Labels Indépendants
© Alessia Campostrini

 

Fidèle à la mission de L’Independent Label Market de réunir les fondateurs de labels des deux côtés de l’Atlantique, le salon se veut cosmopolite. Ainsi seront présents pour représenter la fine fleur de la musique indépendante des labels anglais comme Domino, Full Time Hobby et Rough Trade, Mexican Summer de Brooklyn, ou encore le japonais Effective96.

 

Digger comme si votre vie en dépendait.

Diggers au Marché des Labels Indépendants
© Alessia Campostrini

 

Rappelons que la plus belle preuve d’amour à un label indépendant, c’est de leur acheter plein de disques, et vous êtes ici au paradis des passionnés de la galette. Parmi les références cultes, rendez-vous chez Mr Bongo et Akuphone (qui proposera l’édition collector du disque de Ko Shin Moon limité à 50 copies). On ne manque pas non plus les ré-éditions luxueuses de disques perdus de Tangerine Dream ou de Masahiko Togashi chez Tiger Bay et la sortie d’une oeuvre inédite de Thelonious Monk par Gearbox Records.

 

Danser.

Concert lors du Marché des Labels Indépendants
© Alessia Campostrini

 

On pourrait penser qu’écouter de la musique en s’arrêtant à chaque stand pouvait souler aussi vite et bien qu’une aprem au salon des vignerons indépendants, mais non. D’autant que ce seront les artistes représentés par les labels qui assureront les dj sets et concerts toute la journée entre deux séances de dédicaces. Et parce que Nuit Blanche oblige, on enchaine ensuite au Hasard Ludique, à l’Alimentation Générale, au Nouveau Casino et au Motel pour quatre soirées à la programmation pointue et festive.

 

Retrouvez le programme du Marché des Labels Indépendants.