Mark Lanegan à l’Alhambra

La dernière édition de Rock En Seine a vu Mark Lanegan opter pour un set électrique et tendu. S’il n’évoluait pas sur la plus grande des scènes du Domaine de Saint-Cloud, la voix de stentor de l’Américain retentissait à la ronde. Une reprise de Joy Division, « Atmosphere », marqua en particulier les esprits.

La tournée du moment met en valeur un autre répertoire de cette figure de rock alternatif, ami de Kurt Cobain, de Queens of The Stone Age ou encore  d’Afghan Whigs. Une bonne partie du set, Mark Lanegan se réapproprie, sur une tonalité plutôt douce, de folk à country, des chansons de Brook Benton, Nancy Sinatra, Leaving Trains, O.V. Wright, Napalm Beach ou Soulsavers.

Il pioche aussi parmi sa vaste discographie des créations plus revêches, période Screaming Trees, de 1985 à 2000, dont « Where The Twain Shall Meet » et parfois le final « Halo Of Ashes ». Il arrive que le bluesman anglais Duke Garewood le rejoigne sur scène pour quelques titres écrits à deux guitares et quatre mains. Lequel assure une première partie à plein cohérente avec une soirée où le songwriting et l’interprétation fervente priment sur la surenchère des décibels. Une voix éraillée qui détonne.