Musique de chambre française

Parmi les meilleures phalanges françaises, l’Orchestre de l’Opéra national de Paris est constitué d’instrumentistes dont on a de temps en temps l’occasion de mesurer les qualités individuelles dans le cadre de concerts de musique de chambre – des moments précieux.

Ces artistes nous gâtent ce week-end avec une série de onze concerts en une partie qui dessinent un riche panorama du répertoire chambriste français. De la période baroque et classique (Couperin, Leclerc, Rebel ou Devienne, le 14 à 11h et 12h) à la musique d’aujourd’hui, la programmation balaie un très large spectre, avec toutefois une prédilection pour la fin du 19e et le début du 20e siècle. Temps fort de la série, une intégrale en trois parties de la musique de chambre de Debussy (le 14 à 15h, le 15 à 11h et 14h30) rassemble des interprètes tels que Frédéric et Cédric Laroque (violon), Laurent Verney (alto), Catherine Cantin (flûte) ou Jean-Yves Sébillotte (piano). Mais on se réjouit aussi de la place faite à Gounod et Saint-Saëns (le 14 à 13h30), auteurs de bijoux musicaux trop méconnus (vrai délice que le Septuor op. 65 de l’auteur du Carnaval des Animaux ! ).

Si la musique instrumentale domine, les pièces avec voix ne sont pas exclues : la Chanson perpétuelle de Chausson (le 14 à 16h15) et La Bonne Chanson de Fauré (le 15 à 13h) par la soprano Andreea Soare ou les Chansons madécasses de Ravel confiées à la mezzo Elodie Hache (le 14 à 16h 15). Enfin, on n’oubliera pas un pétillant programme « Ibert et le Groupe des Six » (le 15 à 16h), pas plus que celui réunissant des pièces pour percussions de Grisey, Jolivet et Hurel (le 14 à 17h30). Au bouleversant Quatuor pour la fin du temps de Messiaen (Philippe Cuper à la clarinette) revient la conclusion (le 15 à 17h15).