Natalia M. King

D’abord, ses pochettes de disques sont très belles. Elles nous rappellent la grande époque de Blue Note, avec ses tons rouges ou bleus, ses figures noires brillantes de lumière

D’abord, ses pochettes de disques sont très belles. Elles nous rappellent la grande époque de Blue Note, avec ses tons rouges ou bleus, ses figures noires brillantes de lumière. La chanteuse et guitariste électrique Natalia M King a du style, et c’est important dans un milieu du jazz encombré de chanteuses. Née en 1969, dans le quartier latino américain de Brooklyn, elle a mené une vie nomade, d’abord à Los Angeles, puis en France où elle s’est établie à la fin des années 1990. Comme Madeleine Peyroux, ou Keziah Jones, elle fait partie de ces musiciens qui ont joué dans le métro parisien, vecteur décidément de nombreux talents. Plusieurs albums suivront, jusqu’à ce dernier, Bluezzin T’il Dawn, sorti en avril, où avec sa voix chaude, accompagnée de cuivres, elle nous enveloppe de ses magnifiques mélopées que ne renierait pas une Billie Holiday dont elle reprend d’ailleurs « Don’t Explain ». Natalie M King renoue avec ce plaisir du blues à la saveur inimitable mais trop souvent perdu. Elle a la grâce et nous annonce une quasi-certitude : la promesse de vivre, dans le cadre du festival Jazz Sur Seine, deux belles soirées sur la luxueuse scène de l’Hôtel Méridien.