Nevermind

Nevermind ? Derrière le clin d’œil à Nirvana se cache l’un des ensembles baroques les plus doués apparus récemment sur la scène française.

Une Révélation aux Victoires de la musique l’an dernier et le succès du récital Vertigo (chez Erato) ont particulièrement mis en valeur Jean Rondeau, le claveciniste de Nevermind. Mais dès avant cette récompense et ce remarquable enregistrement, l’ensemble dans lequel Rondeau fait équipe avec Anna Besson (flûte) Louis Creac’h (violon) et Robin Pharo (viole) s’était signalé par la fantaisie et l’énergie de ses interprétations. Elles font une fois de plus merveille dans le disque Conversations qui paraît (chez Alpha) réunissant des œuvres de Jean-Baptiste Quentin (1690-1750) et Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770). Ces deux compositeurs français totalement oubliés retrouvent une nouvelle jeunesse grâce à Nevermind, et l’on ne résiste pas une seconde à la solaire interprétation qui en est offerte. Chic ! ces auteurs figurent au programme des quatre jeunes instrumentistes vendredi aux Billettes avec, pour leur tenir bonne compagnie, François Couperin et Marin Marais. Alléchante proposition…