Octave Noire, une conception cinématographique de la pop à la française

Patrick Moriceau, alias Octave Noire redéfinit la variété tout en subtilité.

On va ouvrir la boîte à influences et très vite la refermer, histoire de bien comprendre que la pop de Patrick Moriceau, alias Octave Noire, bien que très inspirée, dépasse le cadre de la simple imitation et propose surtout une vision très personnelle d’une certaine idée que l’on peut se faire de la chanson française au 21è siècle. Dans cette boîte on trouve donc la nonchalance poétique de Serge Gainsbourg, des allusions à peine voilées à Noir Désir ou la désinvolture pop de Sébastien Tellier période Sexuality, au-delà desquels planent les esprits de scientifiques du synthé comme Jean-Michel Jarre, Giovanni « Giorgio » Moroder ou Bernard Fèvre. Voilà pour les références, et on s’arrêtera là puisque les productions du Parisien vont un peu plus loin qu’une simple idée de pastiche et donc d’une liste de noms sortis d’une valise : Octave Noire défend avant tout une conception cinématographique de la pop à la française, reposant sur un parfait équilibre entre richesse instrumentale et arrangements synthétiques, et redéfinissant, tout en subtilité et avec beaucoup de grâce, les contours et la définition même du mot « variété ».

Le jeudi 27 avril à partir de 19h30 à la Maroquinerie, dans le cadre de la Pias Nites.  21, rue Boyer, 75020. M° Ménilmontant ou Gambetta. Prix : 16 €.