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Opérette : Ciboulette de Reynaldo Hahn

Présentée pour la première fois en 2013 (le DVD du spectacle est disponible chez FraMusica/OpéraComique), Ciboulette se range parmi des plus remarquables productions vues durant les années de Jérôme Deschamps à la tête de la Salle Favart.

Avant que le directeur ne passe définitivement le relai à Olivier Mantei et tandis que l’Opéra-Comique célèbre son tricentenaire, on se réjouit de retrouver un spectacle dont Michel Fau signe la mise en scène. Avec Ciboulette (1923), Renaldo Hahn (1875-1949) faisait sa première incursion dans le domaine de l’opérette.

Le résultat est un pur délice de drôlerie et d’esprit français, autant dire un bijou fragile. Tout l’art du Michel Fau est d’avoir su imaginer une mise en scène très personnelle, sachant parler au spectateur contemporain sans jamais trahir la richesse et la singularité de l’ouvrage. Distribution en partie renouvelée par rapport à 2013. À Mélodie Louledjian revient le rôle-titre, tandis que Tassis Christoyannis campe Duparquet, le contrôleur des Halles, mais on retrouve entre autres Julien Behr en Antonin, Jean-Claude Sarragosse et Guillemette Laurens pour un croquignolesque couple Grenu ou encore Michel Fau et Jérôme Deschamps, respectivement comtesse de Castiglione (plus Castafiore que la Castafiore) et directeur d’opéra : hilarant sketch en perspective !

Retour de Laurence Équilbey, à la tête de l’Orchestre de chambre de Paris cette fois, avec à nouveau à ses côtés pour la préparation du Chœur Accentus, un merveilleux spécialiste du répertoire léger, Christophe Grapperon.
On n’oubliera pas les concerts programmés en parallèle : trois récitals des jeunes chanteurs de l’Académie de l’Opéra-Comique (27 et 29 avril, 13h ; 4 mai, 20 h) et un programme Mozart, Schubert, Webern du Quatuor Les Dissonances (6 mai, 20 h)._A.C.