Opérette : “La Belle Hélène” d’Offenbach

La musique d’Offenbach est une denrée plus courante au moment des fêtes qu’à l’orée de l’été, mais La Belle Hélène qui s’installe à partir de mardi sur la scène du Châtelet pour douze représentations n’en constitue pas moins une proposition à laquelle il sera difficile de résister.

Auteur d’une savoureuse Pietra del paragone de Rossini dans ce même théâtre en 2007, le tandem formé de Giorgio Barbiero Corsetti et Pierrick Sorin est de retour. Autant dire qu’on peut s’attendre à une mise en scène vivante et surprenante, tour à tour acidulée et poétique, de l’immortelle partition du “Mozart des Champs-Elysées”.

Créée au Théâtre des Variétés en 1864, elle avait valu un énorme succès à son auteur et compte depuis parmi les plus inoxydables titres du répertoire. Et avec quelle impatience guette-t-on Gaëlle Arquez en reine de Sparte ! Après son admirable Iphise dans Dardanus à Bordeaux et à Versailles, la soprano s’apprête à dévoiler une autre facette de son talent ; gageons qu’une incarnation pleine de caractère et de drôlerie, de feu et de sensualité se profile.

D’autant que la soprano sera excellemment entourée, avec des partenaires tels Jean-Philippe Lafont, Gilles Ragon, mais aussi Kagmin Justin Kim – qui a fait sensation l’hiver dernier dans La Veuve joyeuse à l’Opéra-Comique. Passionné par le répertoire lyrique, le Suisse Lorenzo Viotti dirige l’Orchestre Prométhée et la présence de ce jeune chef à découvrir est un attrait supplémentaire pour cet Offenbach pré-estival.

Les 2, 4 et 6 juin puis 9 représentations jusqu’au 22 juin.