Que faire à la JIMI, le rendez-vous des Acteurs des Musiques Indépendantes ?

Le « rendez-vous annuel des indépendants et de l’autoproduction » se tiendra de nouveau à Ivry-sur-Seine, vendredi 11 et samedi 12 octobre.

Cette année encore, l’évènement se sépare en deux parties : un grand salon dédié aux acteurs du marché musical indé (labels, tourneurs, médias, distributeurs…) organisé à l’Espace Robespierre, et deux soirées de concerts au Hangar et au Théâtre Antoine Vitez. On a fait le tour du programme de cette nouvelle édition et on vous dit tout sur ce festival à part, entièrement voué à celles et ceux qui entretiennent avec la musique une histoire d’amour passionnelle.

Le salon

La JIIMI, ce sont plus de 130 exposants chaque année, venus parler de leur activité et rencontrer public et artistes dans une ambiance conviviale. Dans un brouhaha enthousiaste, les labels, collectifs d’artistes, producteurs et tourneurs présentent leurs dernières sorties,  développent leur réseau, discutent avec d’autres professionnels et, surtout, rencontrent les musiciens en développement. Parmi les exposants, on trouve aussi des associations militantes, comme le collectif féministe Musiciennes AndCo, des magazines, des maisons d’éditions indépendantes et des écoles de musique comme Musiques Tangentes ou l’école Atla.

Conférences

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© DR

 

Depuis le début, la JIMI se veut être un moment de rencontre et de partage entre les professionnels indépendants et les artistes. Ces derniers sont très nombreux à se rendre au salon pour bénéficier de conseils en accompagnement de carrière (et déposer cartes de visite et CD). Au programme de cette année, il y aura les « mini-conf », des exposés concis et efficaces à la manière des conférences TED qui aborderont des problématiques très précises : comment communiquer sur son concert, la programmation dans les lieux atypiques, ou encore comment sortir un magazine rock en 2019. Les quatre grandes conférences se focaliseront elles sur des sujets liés au secteur musical. Ainsi, le RIF (Réseau des musiques actuelles en Île-de-France) et le MAP (Réseau des Musiques Actuelles de Paris) s’interrogeront sur la circulation des artistes sur le territoire francilien, et à la parole des musiciennes et des musiciennes.

En plus des conférences, le RIF organisera des moments de speedmeeting pro à destination des groupes en développement.

Rencontres et expos

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Il n’y a pas que la musique à la JIMI. Comme tous les ans, le festival invite un artiste à présenter ses oeuvres. Cette année, c’est le graphiste JOKOKO qui exposera ses dessins très rock et (cyber)punk. Cet illustrateur, président du collectif éditeur indépendant Kronik Komiks (spécialisé dans la bande dessinée, l’illustration et la photo), a fait partie du crew Guerilla Poubelle et dessinait pendant leurs concerts. Il a aussi réalisé le visuel de l’affiche 2019 de la JIMI. On ne manque pas non plus les deux fresques réalisées en live par le collectif Kronik et le street artiste El Primate.

Et comme la JIMI s’intéresse aussi à la littérature, l’événement invite tous les ans un auteur. Cette année, ce sera une rencontre avec Fred Alpi, auteur de son ouvrage « Cinq ans de métro » publié aux éditions Libertalia. 

Concerts

Une programmation éclectique comme d’habitude pour le line-up de la JIMI. Vendredi, on signe pour le garage rock de Cannibale, le « vaudou » funk de Vaudou Game et le rock plein de groove de Kristel.

Samedi, on ne manque évidemment pas l’immense Rocé, rappeur français à la plume incroyable, ni l’électro-pop aérienne du quatuor Bisou.

En plus de cette programmation, pendant deux jours auront lieux des showcases d’artistes en développement et de tout style, juste devant l’Espace Robespierre. On retrouvera le punk-rock de The Mercenaries, le reggae teinté de soul de Wyman Low & The Ravers ou encore la rappeuse Juste Shani.