Rencontre avec Breakbot

Il y a 4 ans, le monde entier découvrait l’album By Your Side de Breakbot et sa bande-son electro lumineuse. Aujourd’hui, le producteur parisien est devenu une valeur sûre de la musique “made in France” avec son second opus Still Waters, bijou discoide sur fond de swing funk. Rencontre avant une date à l’Olympia qui s’annonce déjà surchauffée.

2016 fut l’année de la confirmation pour toi avec la sortie de ton deuxième album Still Waters et la tournée mondiale qui en a suivi. Comment décrirais tu ton évolution musicale depuis tes débuts ?

Il s’est passé dix ans depuis mes premiers petits bricolages sur Myspace. J’ai beaucoup de chance d’avoir croisé la route des gens avec qui je travaille depuis. C’est grâce notamment à Pedro Winter qui m’a ouvert  ses grands bras il y a 7 ans que je peux vivre aujourd’hui pleinement ma passion de la musique funky. Cette année a encore une fois été remplie de voyages inoubliables et d’émotions fortes. Je reste très humble par rapport à mon évolution musicale – j’espère que le meilleur reste encore à venir !

 

Still Waters, ton deuxième album studio, est une œuvre créée à quatre mains avec le chanteur Irfane. Comment décrirais tu votre relation et en quoi cet alter ego t’aide-t-il à magnifier tes productions ?

Depuis la rencontre avec Irfane lors de l’enregistrement de « Baby I’m yours », notre collaboration à pas mal évolué. Sur nos premiers morceaux, je m’occupais des instrumentaux et lui des vocaux. Sur le deuxième album, Irfane s’est beaucoup plus impliqué dans la production du disque. Nous avons vraiment fait ce disque à deux. Nos aptitudes se révèlent être très complémentaires, c’est un excellent auteur et mélodiste. Au-delà des qualités artistiques, c’est un ami proche avec qui il est très agréable de partager cette passion de la musique funky. Il n’a pas son pareil pour diffuser la bonne humeur partout où le vent le mène. 

Tu es devenu en peu de temps l’une des valeurs sûres de la musique électronique française. Ce statut est-il une bénédiction ou un lourd fardeau ?

Je prends ça comme un compliment et c’est un honneur d’être considéré comme tel ! Dans la mesure où c’est ce qui me permet de vivre et de voyager, je dirais que c’est une vraie bénédiction !

 

Tu seras en live à l’Olympia le 2 novembre prochain. Un show attendu dans une salle mythique. Quelle en sera la teneur et en quoi le live révèle t-il une autre facette de ta musique ?

Je suis entouré d’une équipe fantastique – musiciens comme techniciens. Nous essayons de concilier la force d’un live joué par un groupe, avec l’énergie d’un DJ set. Nous avons apporté un soin particulier à la scénographie et la lumière pour accentuer l’immersion. Après avoir joué ce concert aux quatre coins du globe, nous avons hâte de monter sur cette prestigieuse scène de l’Olympia.

Le 2 novembre @ Olympia, 28 bd des Capucines. 9e. M° Madeleine. De 32 à 42 €.