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Rencontre avec le musicien Niklas Paschburg

C’est dans l’écrin idyllique de la dernière édition du toujours aussi merveilleux festival Pete The Monkey que l’on a rencontré le doux Niklas Paschburg, juste avant ses balances. Programmé tôt dans la journée, il a débuté son set entre accordéon, piano et boucles électro devant une poignée de festivaliers se remettant doucement de leur soirée de la veille, avant qu’un public définitivement conquis ne vienne s’agréger toujours plus nombreux autour de la scène, pour finir par longuement l’ovationner avec une évidente gratitude. Un moment hors du temps dont l’on est ressorti le sourire aux lèvres et le cœur battant. 

Niklas Paschburg, histoires d’eau

 

Natif de la ville portuaire de Hambourg et passionné de voyages, Niklas Paschburg a un peu bourlingué entre les Pays-Bas et un minuscule bled paumé au fin fond du sud de l’Allemagne avant d’atterrir à Berlin, la Mecque musicale (en particulier électro) d’Outre-Rhin. Fasciné dès l’enfance par le piano installé chez ses grands-parents, papa-maman finissent, à force de supplication, par l’inscrire à des cours à l’âge de 5 ans. Passant du classique au jazz vers 12 ans, clavier dans un groupe à l’adolescence, il savait très tôt que sa vie serait consacrée à la musique, même si la voie d’hockeyeur professionnel l’a tenté un moment. Ne souhaitant néanmoins pas devenir pianiste classique, c’est par la voie du cinéma qu’il commence à se professionnaliser, en composant quelques titres intégrés à des BO de films.

La Mer Baltique, son endroit favori sur Terre

Après un premier EP paru en 2016 sur Unperceived Records – « le petit label d’un pote« , il est contacté l’année suivante par le label culte !K7 Records alors qu’il entame une retraite artistique dans la Baltique pour poser les premier jalons de ce qui deviendra son magnifique premier album Oceanic. Seul au cœur de l’hiver, dans une maison avec vue sur la mer, son « endroit favori sur Terre« , le jeune musicien savoure cette atmosphère particulière. Absence de touristes, lumière froide presqu’irréelle : l’inspiration ne se fait pas attendre. La plupart des titres, écrits sur place à l’instar du contemplatif Spark, sont imprégnés de cette plénitude.

Quand on lui pose la question de l’engouement actuel pour le néo-classique et les comparaisons que l’arrivée d’une nouvelle tête de gondole dans ce genre ne manquent pas de susciter (en particulier avec son compatriote Nils Frahm), il répond avec une humilité non feinte : « J’adore la musique de Nils et je suis très reconnaissant envers des artistes tels que lui ou Max Richter d’avoir ouvert la voie. Je me sens toujours flatté quand on me compare à lui. Mais ce n’est pas toujours évident de faire comprendre que je propose aussi autre chose, que je possède mon propre style, même si j’ai l’impression que les gens le comprennent de plus en plus ».

Une connexion particulière avec un lieu comme Saint-Aubin-Sur-Mer

En tout cas, les festivaliers de Pete The Monkey ont apparemment été charmés. Lui-même semblait aux anges de jouer en plein air, non loin du bord de l’eau. « C’est toujours différent de jouer dans un club ou dans ce genre d’endroit. Avec un album qui s’appelle Oceanic, il y a forcément une connexion particulière avec un lieu comme Saint-Aubin-Sur-Mer« .

Un nouvel album est en gestation, qui a vu ses prémices lors d’un séjour sur l’île norvégienne de Spitzberg, située à proximité du pôle Nord. « C’est un endroit très spécial, doté d’une certaine magie. Lorsque j’y étais, la nuit ne tombait jamais. Ce genre de lieu m’inspire, exacerbe ma créativité« .

Le résultat saura à coup sûr nous émerveiller.

Ecouter Oceanic

Niklas Paschburg sera en concert le 2 décembre à la Boule NoireInfos & Billets


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