Rencontre avec Quentin, chanteur du groupe Blow

A Nous Paris a interviewé le chanteur du groupe français à succès Blow, l’occasion d’en savoir plus sur ce musicien très atypique. Let’s go !

Quentin, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, pourrais-tu te présenter brièvement ?

Je suis un passionné de musique, de cinéma et de football. J’ai la chance de vivre d’une de mes passions, la musique. J’adore l’humour trash et absurde, le fromage et les voyages. Je n’aime pas l’être humain de manière générale. Je trouve qu’on a tout gâché.

Pourrais-tu nous présenter tes comparses de scène ?

Jean-Etienne (guitare) est un ami de longue date. On s’est rencontrés il y a une quinzaine d’années dans notre Poitou natal. C’est un gros geek de musique, il a toujours été comme ça. Il travaille énormément, dans sa bulle, c’est un acharné ! J’adore travailler, composer avec lui, je pense qu’on est très complémentaires. J’espère que ça durera, sur BLOW ou sur d’autres projets, pour toujours !

Pierre-Elie (batterie) est un super pote. Je le connais un peu moins bien que les deux autres, mais notre amitié grandit vite. On rigole beaucoup, c’est un pro des imitations. On peut passer des heures à raconter des conneries, ça fait du bien quand on a de la route à faire en tournée. Sur scène, c’est une machine, on ne pensait à personne d’autre que lui pour nous suivre dans cette aventure.

Thomas (basse) et moi sommes très proches. On a beaucoup de souvenirs en commun. C’est quelqu’un d’entier qui ne triche jamais. On le voit sur scène, c’est un monstre, il pourrait prendre toute la place s’il le voulait. Il est fou, c’est sa force et sa faiblesse. C’est mon gars sûr comme on dit, je pense qu’on restera proches jusqu’à notre mort.

Interview de Blow par A Nous Paris
Les membres du groupe de musique Blow – (c) Ylenia Cuellar

Comment vous êtes-vous rencontrés ? Qui a eu l’idée de cette collaboration ?

J’ai rencontré Jean et P.E quand on était ados. Ils avaient leur groupe de rock, et moi le mien. On se voyait en soirée, mais ça n’allait pas forcément plus loin. Puis j’ai bougé à Paris après mon bac, Jean aussi. On est devenus plus proches à ce moment-là, et on a rencontré Thomas. On a eu plusieurs projets musicaux, ensemble ou séparément. C’était très rock à l’époque. Puis Thomas et moi avons eu envie de nous mettre à la musique électronique. On en écoutait beaucoup et ça nous influençait de plus en plus dans notre manière de composer, de réfléchir la musique. On a beaucoup expérimenté. Jean passait nous voir de temps en temps, puis il s’est pris au jeu. On a alors commencé à mettre certaines maquettes au propre, à trouver notre son. Des morceaux comme « The Devil Remembers Me » ou « Call The Youth » ont vu le jour. C’est comme ça que BLOW est né.

D’ailleurs, comment définirais-tu le « style Blow » ?

Je dirais que c’est de l’electro pop, de la dream pop. Ou tout simplement, de la « pop du 21e siècle ».

Pourquoi avoir choisi Blow comme nom de groupe ? Que signifie-t-il ?

Quand on était sur le point de passer en studio pour le mix de notre 1e EP, à l’été 2015, je me suis dit qu’il était temps de trouver un nom à tout ça. J’ai pris une feuille et un stylo en écoutant nos morceaux et j’ai listé tout ce qui me passait par la tête. Il y avait ce sentiment d’apesanteur, ce côté aérien qui revenait souvent. Je voulais un mot, quelque chose de simple. Je me suis dit: « Air », ça serait logique, mais c’est bien sûr déjà pris… J’ai donc ensuite pensé à BLOW, le souffle. C’était libre, les autres ont directement validé.

Quelles sont les principales thématiques, les messages clés, que vous véhiculez dans vos chansons ?

Ce sont des scènes, des tableaux que j’ai en tête quand j’écoute les morceaux que l’on travaille. Il y a toujours ce parallèle entre rêve et réalité. Les personnages évoluent dans des villes mortes, poussiéreuses et sombres, ou dans de grands espaces où la nature est flamboyante, les mers, les lacs et les rivières sont immenses. Une sorte de mélange entre Blade Runner et Avatar, avec une belle nappe de mélancolie. J’aime écrire et composer pour fuir la réalité, mais je suis parfois rattrapé par le côté blasé et pessimiste de notre génération.

Comment naissent vos morceaux ? D’abord les paroles puis les sonorités, ou l’inverse ?

On essaye de mettre le maximum d’idées de côté, séparément . Et dès qu’on peut, on se retrouve en studio pour les faire mûrir. Cela peut partir d’une ligne de voix, d’un riff de guitare ou de synthé. Les paroles viennent après, une fois que j’ai bien la couleur et l’air de voix en tête.

Arrivez-vous à vivre 100% de cette passion musicale ou devez-vous exercer une activité annexe pour « manger » ?

On est tous intermittent, pourvu que ça dure ! Chacun a son propre parcours. J’ai été le dernier à obtenir l’intermittence, il y a un an. J’ai été barman pendant longtemps à côté. Le fait de vivre de notre passion est un bel accomplissement, mais il faut se battre et travailler dur pour réitérer chaque année.

Vous avez déjà fait pas mal de concerts un peu partout en France… Une salle préférée pour jouer ? Une anecdote que tu n’as encore confiée à personne ?

C’est dur de ne cibler qu’un seul concert… Il y en a plusieurs qu’on a aimés… Je pense naturellement au festival des 36h de Saint Eustache. On a joué vers 3h du matin, dans cette belle et grande église. Les gens étaient chauds, l’ambiance était très cool, on a passé un très bon moment. La Maroquinerie, en septembre dernier, était aussi une belle soirée. C’était full full et on ne s’attendait pas à un tel accueil. Les gens criaient entre chaque morceau, on n’arrivait plus à s’entendre ! Le live, c’est ce qu’on préfère. C’est l’accomplissement de tout ce que tu mets en oeuvre pour faire vivre ta musique et la partager. Au fond, jouer nos titres sur scène est ce qui nous rend vraiment heureux.

Pléthore d’artistes ont des « rituels » avant chaque concert. En as-tu un ?

Un peu de shadow boxing, quelques claques au visage, un bon verre de whisky et un petit check aux autres juste avant d’entrer sur scène.

Avec quel(s) artiste(s) aimerais-tu faire une collab’ ?

On est en train de prévoir cela sur nos nouveaux titres, c’est mieux que je garde les noms secrets pour le moment…

Enfin, puisque nous sommes à Paris, as-tu des bonnes adresses pour se remplir la panse, boire un verre ?

Pour déjeuner ou dîner, l’Ami Pierre dans le 11e, Rusty à Bastille, Aux Bons Crus à Voltaire. Comme bars, le Bottle Shop, le Brume, le Rosalie ou le Sister Midnight.

Interview A Nous Paris du groupe d'electro-pop Blow
Les membres de Blow © Ylenia Cuellar