Retour d’Alister en Mouvement Perpetuel

La rentrée est souvent annonciatrice de bonne nouvelles : on a retrouvé le chanteur Alister, sa variété pop gouailleuse et son détachement malicieux à la veille d’une nouvelle série de concerts parisiens. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur du tube Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? est déjà pressé de présenter au public son prochain album Mouvement perpétuel.


Alister ​© DOM GARCIA

Tu présentes sur scène ton 3e album à sortir en novembre prochain. Ce disque représente-t-il comme un nouveau départ artistique ?
Alister : En quelque sorte, j’ai mis longtemps à l’écrire et à l’enregistrer au milieu d’autres activités… C’est aussi la continuité des deux précédents albums et la conclusion d’une trilogie. J’aime le chiffre 3.
 
Lorsqu’on écoute l’album et le premier single « Je travaille pour un con » sorti en début d’été, on retrouve avec joie ce personnage atypique, gentiment cynique et charmeur qui nous a séduit sur tes précédents disques. Penses-tu avoir trouvé un alter-ego à la mesure de ton ambition musicale ?
Il fallait en effet créer un « personnage » pour être complètement libre des contingences quotidiennes. D’où le pseudo. La musique permet vraiment ce genre de dédoublement de personnalité. Sans creuser le trou de la sécurité sociale.
 
Tu évolues depuis toujours entre variété française de haut niveau et influences rock. Est-ce la même approche utilisée pour « Mouvement perpétuel » ?
Absolument. Faire du rock en français c’est aussi difficile que de faire du funk en suédois. Il faut bien que certains fassent le sale boulot.
 
Quel regard portes-tu sur la musique/variété française actuelle ? Y trouves tu des filiations avec ton univers musical ?
J’aime beaucoup le groupe Aline. Et le dernier album d’Eddy Mitchell.
 
Tu es reparti sur la route avec en hors-d’œuvre, trois dates parisiennes aux Trois Baudets. Quelles seront la formule et surtout l’ambiance de ces spectacles ?
Je joue avec les mêmes musiciens depuis 10 ans. Ca se fête ! On va présenter quelques titres du prochain album, revisiter nos « classiques » et puis je passerai un moment seul au piano où il pourra se passer à peu près n’importe quoi.
 
Le 27 septembre et le 11 octobre aux Trois Baudets, 64 bd de Clichy. 18e. M°Blanche/Pigalle. 10 euros. A partir de 20h.