Richard Thompson au New Morning

Il fait partie de la famille des sauvages de la musique anglo-américaine, ces loups solitaires qui ne rempliront jamais le Stade de France, mais jouent partout, aussi bien dans un club de jazz qu’à l’angle d’une rue. Tony Joe White, JJ Cale, Bert Jansch, et tant d’autres ont mené ainsi, au cours du XXe siècle, une carrière sans esbroufe, mais passionnante.

Folk rock

L’Anglais Richard Thompson, qui débarque à Paris cette semaine sur la scène du New Morning, s’ajoute bien sûr à la liste. Né en 1949, il a commencé à faire parler de lui à la fin des années 1960, au sein du groupe Fairport Convention, dans un paysage britannique alors très spectaculaire. La presse n’aura pas de mots assez élogieux pour lui. « Le plus grand compositeur après Bob Dylan », écrira même le Los Angeles Times.

Richard Thompson est aussi considéré comme un grand guitariste, présent dans tous les palmarès. Cette réputation lui a permis de publier près de quarante albums, sans jamais tourner le dos à son folk rock des débuts, et son nouveau disque, sorti cet été, Still, séduit par les qualités intactes de l’artiste : des chansons sophistiquées, une belle voix, une guitare chaleureuse, et un fond de mélancolie savoureuse. Un authentique artiste.