Ry X au Divan du Monde

Il aime autant le yoga que les dancefloors, les plages sauvages de son Australie natale comme les clubs berlinois, la musique indienne traditionnelle ou le label Innervisions.

Il aime autant le yoga que les dancefloors, les plages sauvages de son Australie natale comme les clubs berlinois, la musique indienne traditionnelle ou le label Innervisions et pourrait être apparenté à toute cette petite flopée de Jeff Buckley qu’on a vu émerger au cours des quinze dernières années, des mecs à la voix glacées comme Patrick Watson (The Withest Boy Alive, ou en collaboration avec The Cinematic Orchestra sur le très connu “To Build a Home”) ou Justin Vernon (Bon Iver, Volcano Choir) et qui savent plutôt bien les rendre malléables.

Parce qu’au-delà de l’évidence d’une voix d’exception, celui qui s’est fait connaître en faisant les premières parties de Maroon 5 sous son vrai patronyme, Ry Cumming – un passé à propos duquel il reste toutefois timide –, puis grâce à une synchro pub réussie pour le titre “Berlin”, il y a cette chaleur électronique insufflée à un songwriting dépouillé, délicat, que l’on sent indirectement inspiré par ses autres projets. Que ce soit avec le trio hybride The Acid, connu pour avoir sorti l’excellent Liminal en 2014, ou en tandem house sous le pseudo Howling avec la moitié du duo Âme, Frank Wiedermann, le surfeur barbu australien se fait maître enchanteur de toutes ces harmonies avec Dawn, premier album de son projet solo Ry X, et il le fait avec grâce, justesse et virtuosité. Un folk conjugué à l’électro qui se rêvera au Divan du Monde.