Saycet au Café de la Danse

A raison d’un album tous les cinq ans, qui se vit à chaque fois comme un voyage, le sound designer français Pierre Lefeuvre affine sa vision d’une electronica à la fois dense et délicate.

Paru il y a six mois, son troisième opus, Mirages, nourri d’échappées scéniques en terres lointaines, de l’Asie à la Russie, allie de façon assez magique, ambiances éthérées et scintillements pop, laissant entendre pour la première fois, la voix du musicien. La semaine passée, en guise de bonne surprise supplémentaire, un nouvel EP baptisé Mirage B-Side, est venu enrichir l’expérience. Là, on découvre deux inédits, le fourmillant et intense « Cherries & Memories » et la petite boîte à musique nostalgique de « Kermesse ». Surtout, on peut y entendre une version extended de « Half Awake », avec toujours au chant le Ian Curtisesque Yan Wagner, mais aussi une interprétation de « Mirages » (à l’origine avec Phoene Somsavath) par Juliette Armanet. Sur ce titre lumineusement revisité en mode acoustique, la jeune chanteuse (et pianiste) révélée par le titre « L’Amour en solitaire » produit par Yuksek, et désormais signée chez Barclay, montre bien la volonté de Saycet de voir plus loin que le seul univers de la musique électronique. Dans un Café de la Danse où le visuel apportera aussi sa touche arty, les guests de ce B-Side seront forcément au rendez-vous. On y sera, pour la promesse d’un voyage entre les styles et les émotions.