Sekuoia nous offre sa musique nordique

Il est une des plus belles promesses du grand nord, ou disons plutôt du « moyen nord », puisque Patrick Bech-Madsen alias Sekuoia nous vient du Danemark. Et à l’écoute de la multitude de nappes éthérées de ses productions on aurait tendance à penser que le jeune danois âgé de vingt-trois ans seulement a commencé à composer pour se réchauffer. On le retrouve ce 23 septembre à la Machine du Moulin Rouge !


Sekuoia © Stephanie Staal

A l’instar d’un Fakear ou des premières compositions de Superpoze – dont il est le grand copain et remixeur – Sekuoia se plaît à dessiner des paysages sonores avec ce zeste d’exotisme qui fait toute la différence. Après quelques EP prometteurs, dont le bien nommé Trips sorti en 2011, Faces en 2012 et un premier véritable succès, Reset Heart, paru en 2015, le producteur danois a décidé de passer le cap de l’album avec Flac. Et tant mieux, puisqu’il le fait avec la manière. Les sonorités résonnent plus « club », le beat est plus affirmé, mature, et donne davantage de coffre aux compositions de Sekuoia qui n’hésite pas non plus à titiller les frontières de la trap et du r’n’b en conviant d’autres forces nationales, comme Marc Roland, chanteur du groupe danois Kentaur, qui pose sa voix de crooner sur le titre « Brace », ou la chanteuse Kill J, petite sœur dans l’âme de FKA Twigs, que l’on entend sur « Lamp In The Dark ». On dit souvent que le plus dur en musique, mais aussi le plus fort en terme d’émotions, est de parvenir à faire danser en pleurant, et les seules « Someone’s Problem » ou « Beau » pourraient confirmer que le Danois a parfaitement respecté cette maxime. A vérifier sur scène le 23 septembre prochain à la Machine du Moulin Rouge à l’occasion de la Nowadays Party, où Sekuoia sera accompagné de Clément Bazin, de la jeune pousse qui monte Jumo, du DJ belge Lefto et par d’autres convives de la maison Nowadays comme Le Vasco, Hoosky ou Kultur.

Le 23 septembre à la Machine du Moulin Rouge, 18e, métro Blanche. 22€.