Sons : les concerts de la semaine

De l’électro-pop à la chanson française en passant par le jazz et le classique… Riche, l’éventail des réjouissances musicales est toujours riche à Paris !

Justice  (nu-disco, rock électro-pop)


Il est parfois bon de céder à la douce et cynique tentation de la nostalgie, alors on va remonter le temps, retracer le mythe. Parce qu’on peut déjà parler de mythe quand on évoque Justice et parce qu’elle semble déjà si loin l’époque où résonnait ce refrain : « Because we, are, your friend, you’ll, never be alone again ! So Come oooooon ! », remix de Simian mais surtout véritable bombe de l’été 2006 qui propulsait Gaspard Augé et Xavier de Rosnay sur le devant de la scène internationale – pour ne plus jamais le quitte.
Disco dans ses nuances, disco dans sa célébration, disco dans son “Pleasure”, son “Fire” ou son “Randy”, Woman pose une pierre supplémentaire dans la grande entreprise de Justice et laisse sur une éternelle et profonde réflexion dont une existence entière ne suffirait probablement pas à en esquisser les prémices d’une affirmation franche et concrète : mais en fait, c’est quoi, la pop music ? En tout cas on l’aime, pour paraphraser le titre d’un certain Teki Latex…

Samedi 14 octobre à l’Accorhotel Arena
8, boulevard de Bercy, 12e
Places : 47 €.

 

6 ans de Midnight Special Records feat. Kumisolo (pop psyché)

Kabuki Femme Fatale, c’est le nom du dernier album de Kumisolo, paru au printemps, et qui aurait très bien pu s’intituler “Kabuki Wonderwoman”, tant la Japonaise et Parisienne depuis une dizaine d’années déjà démultiplie brillamment les projets : décoration, mode, recettes de cuisine ou concerts ludiques pour les enfants – notamment à l’occasion de Stéréokids ou de Sonar Kids. Kumi Okamoto, son nom à la ville, que l’on avait d’abord connue pour ses activités au sein du trio français The Konki Duet, ne semble s’imposer aucune frontière de style, faisant chuter les barrières avec le sourire, dans la joie et la bonne humeur.  Elle sera l’invitée très spéciale du label Midnight Special Records – découvreur de quelque Cléa Vincent, Michelle Blades ou Laure Briard – qui soufflera sa sixième bougie avec tout ce beau monde mercredi soir à la Maroquinerie.

Mercredi 11 octobre de 19h30 à minuit à La Maroquinerie
23, rue Boyer, 20e
Places : 13,90 €.

 

Juliette Armanet (chanson)


Jeune pianiste et chanteuse lilloise, Juliette Armanet aura animé brillamment l’année 2017 avec un album gracieux, Petite amie, et de jolies confiseries, “L’Amour en solitaire” ou “L’Indien”. Ce coup de soleil poétique a suffi à placer cette ancienne journaliste comme chef de file de la nouvelle chanson française, même si on peut lui préférer une autre révélation féminine de l’époque, plus ténébreuse, Fishbach (qui sera en concert le 27 octobre au Bataclan). Pour l’annoncer, La Cigale, qui accueille Juliette Armanet cette semaine, la range dans la “variété chic”. 

Mercredi 11 octobre à 20 h à La Cigale,
120, boulevard Rochechouard,18e.
Places : 26 €.

 

Lucky Peterson (jazz)


Le jazz aura toujours mis en avant les saxophonistes, trompettistes ou clarinettistes. Les noms de ces musiciens viennent assez naturellement à l’esprit. Nous n’en dirons pas autant pour l’orgue qui a moins créé de héros et de leaders. Il a permis cependant de révéler une merveilleuse personnalité au nom plus qu’ordinaire, Jimmy Smith (1925-2005). Son héritage ne pouvait donc échapper à Lucky Peterson, prodige de la guitare et de l’orgue qu’il maîtrise depuis l’âge de 5 ans. Il vient de sortir un Tribute To Jimmy Smith qu’il présente pour deux soirs au Duc des lombards. Du très beau et enlevé “Night Train” à “Blues For Wes”, Lucky, entouré de ses musiciens, ranime cette sonorité moelleuse, retrouve ce plaisir du swing qui firent le succès d’un créateur diablement excitant. 

Dimanche 15 et lundi 16 octobre à 10h30 et 21h30 au Duc des Lombards,
42, rue des Lombards, 1er
Places : 35 €.

 

Ensemble A-letheia (classique)

À 22 ans, le violoniste Léo Marillier peut déjà se prévaloir d’un parcours musical très riche puisqu’il est issu du Conservatoire national supérieur de Paris, mais a aussi étudié à Boston et au Conservatoire royal de la Haye. Distingué par divers concours, le jeune interprète a la passion du dialogue musical. C’est ce qui l’a conduit à fonder tout récemment un orchestre à cordes, l’Ensemble A-Letheia, qui réunit des instrumentistes aux cursus plutôt “nomades”, à l’image du sien. 25  archets, 25 ans de moyenne d’âge : les membres d’A-Letheia mêlent leurs expériences respectives en une formidable énergie commune qu’un premier concert parisien, en septembre, a permis de savourer. A-Letheia se produit à nouveau dimanche dans un programme parfait pour mettre en valeur l’engagement et l’étonnante cohésion du jeune ensemble.

Dimanche 15 octobre à 15 h, à l’ Église Sainte-Claire d’Assise,
179, boulevard Serurier, 19e. Entrée libre dans la limite des places disponibles