A.Ecouter

Studio 500 : Gael Faye interprète Paris Métèque

A NOUS PARIS s’associe à Studio 500, une rencontre ciné-musicale entre de jeunes compositeurs-interprètes et un patrimoine de films tournés à Paris, initiée par le Forum des Images. Chaque semaine, retrouvez en exclusivité sur www.anousparis.fr une session enregistrée au Forum des Images.

Paris Studio 500 est la rencontre ciné-musicale entre de jeunes compositeurs-interprètes et un patrimoine de films tournés à Paris, depuis les années 20. Inspirés par des films rares, de jeunes artistes composent une oeuvre originale et chantent en live dans un studio éphémère dans la grande salle de cinéma du Forum des images.

De la pop-folk-groove de Siân Pottok, aux mélopées bengalies de Kakoli, du rock décalé des Fatals Picard à la world enlevée de Mamani Keita, les 10 réalisations inédites de Paris Studio 500 sont autant d’évocations d’une capitale et de ses trésors qu’un voyage musical cosmopolite. Une ode à la capitale et à ses trésors à découvrir chaque lundi en exclusivité sur le Forum des Images et sur www.anousparis.fr

On commence le cycle avec Gaël Faye et son Paris Métèque, une envolée lyrique sur un Paris métissé d’hier et d’aujourd’hui. Une vision d’un Paris qui inspire, qui attire, qui repousse, qui respire et qui attise. Le Paris de toutes les chances mais aussi le Paris méfiance. Une vision juste et poignante qui fait d’autant plus sens aujourd’hui alors que le sujet de l’immigration est au coeur des préoccupations. Laissez vous prendre par ce magnifique moment de poésie. 

 

Studio 500 – Une websérie réalisée par Pauline Penicaud, produite par le Forum des images.

​J’ai débarqué Paris d’un monde où on te rêve
J’ai fui les périls, les déserts où l’on crève
Tu m’as ouvert les bras toi ma Vénus de Milo
Tu brillais trop pour moi, je n’ai vu que ton halo

C’est pour ça que je l’ouvre, ma gueule est un musée 
Je vis loin du feutré et des lumières tamisées
Dans tes ruelles cruelles ou tes boulevards à flics 
Dans la musique truelle des silences cacophoniques 

Paris ma belle beauté tes prétendants se bousculent
Dans le brouillard épais de tes fines particules
Moi pour te mériter, je t’écrirai des poèmes 
Que je chanterai la nuit tombée, debout sur la Seine

Paris s’éveille sous un ciel océanique
L’accent titi se mêle à l’Asie, l’Amérique, l’Afrique 
Je suis une fleur craintive dans les craquelures du béton
A gagner deux sous, à dormir dessous les ponts 

Paris bohème, Paris métèque, Paris d’encre et d’exil 
Je piaffe l’amour médite une chinoise à Belleville 
Léonardo Da Vinci se casse le dos sur un chantier 
Je vois la vie en rose dans ses bras pakistanais 

Il tourne le gyrophare petit cheval de carrousel 
Galope après les tirailleurs qui rétrécissent la tour Eiffel 
D’un squat, d’un bidonville, d’une chambre de bonne ou d’un foyer 
Je t’écris des poèmes ou des fois je veux me noyer

Une ville de liberté pour les différents hommes 
Des valises d’exilés, des juifs errants et des Roms 
Aux mémoires de pogroms, aux grimoirs raturés 
Aux chemins de Revan, aux sentiers de Crimée 
Caravanes d’apatrides, boat people caravelle 

Sur tes frontons Paris viennent lire l’universel 
Et souvent je t’en veux, dédaigneuse et hautaine 
Capitale de la monde à jouer les mondaines 
Laisse nous consteller la vraie nuit que tu ignores 
Cesse donc de faire briller les mille feux de ton décor 

Paris ma belle je t’aime quand la lumière s’éteint
On écrit pas de poème pour une ville qui en est un. 

Paris ma belle je t’aime quand la lumière s’éteint 
On écrit pas de poème pour une ville qui en est un. 

Paris ma belle je t’aime quand la lumière s’éteint
On écrit pas de poème pour une ville qui en est un.