Vincent Courtois

Un musicien virtuose qui n’a pas peur d’expérimenter pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

Contrairement à ce que l’on pense, les relations entre le jazz et la musique classique sont parfois fraternelles. Le pianiste Edouard Ferlet poursuit son exploration imaginaire de Bach, le violoniste Didier Lockwood a souvent fréquenté les chanteuses lyriques, et l’on ne parle pas de Keith Jarrett qui aime bien passer d’un style à l’autre. C’est au tour du violoncelliste Vincent Courtois, né à Paris en 1968, de s’y essayer avec Les Démons de Tosca, d’après Rossini, un « work in progress », une œuvre en laboratoire que le musicien peaufine, perfectionne de concert en concert. Issu du Conservatoire (ce qui aide), titulaire d’un premier prix en musique de chambre, depuis des années, Courtois se ballade joliment entre les chansons (Rita Mitsouko), l’Afrique, les bandes originales de films, jusqu’à cette relecture de l’opéra de Rossini, Tosca créé en 1900. En résidence à la Dynamo de Banlieues Bleues, il a monté ce projet avec la Compagnie de l’Imprévu, à la tête d’un orchestre à géométrie variable, en solo, duo et ici en trio. Le saxophoniste allemand Daniel Erdmann et le batteur suisse Julian Sartorius complètent la belle distribution, pour une création certainement inattendue.  

Concert le 7 mars 20h30 dans le cadre de Banlieues Bleues à La Marbrerie au 21 rue Alexis Lepère,  Montreuil 93100. M°9 Mairie de Montreuil.  Tel : 01 49 22 10 10. Prix : 12 – 16 euros.