Sur ma platine #3 : 5 vinyles à avoir dans sa collection

Vous rêvez d’offrir à votre platine la collection de vinyles parfaite ? Pointue et hétéroclite ? Voici une sélection de cinq disques qui feront de vous un musicophile digne de ce nom.

 

Serge Gainsbourg, Histoire de Melody Nelson

Pochette de Histoire de Melody Nelson de Serge Gainsbourg
©Serge Gainsbourg – Discogs

 

Une collection vinyles digne de ce nom se doit de posséder du Gainsbourg. Par exemple, son premier album concept, ne serait-ce pour l’arrangement musical de Jean-Claude Vannier, magnifié sur une platine. Malgré des débuts timides, Histoire de Melody Nelson n’a cessé de charmer pour finalement devenir un disque culte dans l’histoire de la chanson française. Comme à son habitude et après France, Brigitte et Barbara, Gainsbourg fait intervenir une femme, la sienne : Jane Birkin. Cette dernière arbore une dégaine d’adolescente, qui illustre bien la thématique de la lolita dont il est question dans l’album. C’est d’ailleurs aussi la première apparition de Charlotte sur un album de son papa puisque Jane est enceinte au moment de la photo.

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Duran Duran – Rio

Pochette de Rio de Duran Duran
©Duran Duran – Discogs

 

Pas de discothèque complète sans un bon vinyle new wave. Ce groupe phare des eighties condense dans son album Rio certains des plus grands tubes du genre comme « Hungry Like The Wolf » ou « My Own Way ». L’opus remporte un succès considérable et se classe même disque d’or aux Etats-Unis, où pourtant la new wave n’a pas spécialement la côte. Il faut dire que le groupe n’a pas lésiné sur la promotion pour vanter son deuxième album : vidéos produites par Russel Mulcahy (le réalisateur d’Highlander), pochette par Patrick Nagel, dessinateur chez Playboy, et un clip à bord d’un yacht dans les Caraïbes. Un amour du nautisme non feint, du moins pour le chanteur, Simon Le Bon, qui participera à la Volvo Ocean Race quelques années plus tard !

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Dj shadow – Endtroducing…..

Pochette de Introducing de Dj Shadow
©Dj Shadow – Discogs

 

En 1996 sur feu le label Mo’Wax, connu comme LE label mythique de l’âge d’or du trip hop, sortait le premier album de Dj Shadow. Un disque tour de force qui cristallise le meilleur du hip-hop dans un tourbillon virtuose de samples et de turntabbling. Ce qui se faisait de mieux à l’époque en terme de trip hop est sans doute condensé dans cet album. Sous les scratches se cache aussi un disque qui s’apprécie avant tout au format vinyle. Véritable caverne d’Ali Baba du sample, Endtroducing….. utilise des extraits de vinyles dont les délicieux craquements se font entendre tout du long de l’album, enregistré à l’ancienne. Le clin d’oeil supplémentaire à votre platine ? Les diggers sur la pochette.

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Carole King – Tapestry

Pochette vinyle de Tapestry de Carole King
©Carole King – Discogs

 

On doit certes le générique de Gilmore Girls à Carole King, mais pas que. Immense star dans les années 70, son album Tapestry se classe parmi les cinquante meilleurs albums de tous les temps dans la catégorie « Women who rock » du magazine Rolling Stone. Un disque intimiste, à l’image de sa pochette où l’on voit la chanteuse entourée de ses chats, et intensément seventies. L’album, qui oscille entre pop et folk, est un monument du genre avec des tubes comme « You’ve Got A Friend ». On l’écoute donc surtout en vinyle, pour un voyage dans le temps dans de bonnes conditions, celles de l’époque de la Beat Generation. C’est aussi le meilleur moyen de profiter pleinement de la qualité de l’enregistrement et de l’ampleur de la voix de Carole King.

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Merry Christmas Mr. Lawrence –  Ryuichi Sakamoto

Pochette vinyle de Merry Christmas Mr. Lawrence
©Ryuichi Sakamoto – Discogs

 

Un album de musique de film, car les BO ont leur place dans une discothèque de vinyle et celle-ci tout particulièrement. D’abord parce qu’on en connaît tous les premières notes, mais aussi parce qu’il s’agit là d’un disque au pedigree impressionnant. Cette bande originale du chef-d’oeuvre Furyo de Nagisa Oshima, dans lequel joue David Bowie, est en effet composée par le célèbre Ryuichi Sakamoto (également acteur dans le film). Ensuite, parce que ce vinyle est en fait une ré-édition, et pas n’importe laquelle : elle est le fruit du partenariat prestigieux entre la maison Milan Music et Nicolas Winding Refn, réalisateur de Drive, aussi perfectionniste aux manettes de ce remaster qu’il l’est derrière la caméra. Il a d’ailleurs aussi remasterisé les BO de Robocop et Terminator. Enfin, la pochette est signée Laurent Durieux, l’illustre affichiste de cinéma. Que du beau monde sur votre platine.

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