5 opéras et ballets qui méritent un week-end en février

Partir en week-end, c’est bien, aller à la rencontre des artistes, c’est mieux ! Et si on profitait de la richesse culturelle française pour organiser des escapades au prétexte de soirées à l’opéra ? Et ainsi découvrir, de l’intérieur, les plus beaux théâtres de l’hexagone.

 

Leoš Janáček au Théâtre National Populaire de Villeurbanne

Deux hommes allongés sur scène
Journal d’un disparu © Jan Versweyveld

 

Le compositeur tchèque Leoš Janáček (1854-1928) est célèbre pour s’être inspiré de musiques folkloriques. De littérature et de poésie également. L’Opéra de Lyon présente, sur la scène de son partenaire et voisin Théâtre National Populaire de Villeurbanne, une version sublime de son Journal d’un Disparu. La mise en scène est signée Ivo Van Hove (une chance !) et est guidée par l’idée d’offrir au public un mini-opéra sur fond d’histoire d’amour interdite entre un jeune homme et une Tsigane. Frissons garantis !

Journal d’un disparu, du 8 au 11 février au Théâtre National Populaire de Villeurbanne

 

Mârouf, savetier du Caire à l’Opéra de Bordeaux

Des personnes colorées sur une scène
© Mârouf, Savetier du Caire à l’Opéra National de Bordeaux 

 

Première chose, avant d’entrer dans le hall, levez le nez. L’Opéra de Bordeaux, installé entre les murs bicentenaires du Grand Théâtre, possède une façade néo-classique tout en colonnes et en sculptures, aussi ambitieuse et cossue que l’ensemble de l’urbanisme bordelais. Passé l’éblouissement, préparez-vous à un voyage dans le temps. A une l’époque où les « turqueries » étaient le comble de l’exotisme pour les Français amateurs d’orientalisme. L’opéra-comique Mârouf, savetier du Caire d’Henri Rabaud en est l’une des représentations les plus savoureuses. Costumes et décors extravagants offrent à cet opéra une chaleur bienvenue.

Mârouf, Savetier du Caire, du 7 au 14 février à l’Opéra National de Bordeaux

 

Le Barbier de Séville à l’Opéra de Marseille

Cinq personnes dans un cylindre
Le Barbier de Séville © Vincent Pontet

 

Allons encore un peu plus au sud de la France pour découvrir un spectacle des plus sympathiques : Le Barbier de Séville. Cet opéra-bouffe cultissime de Cesare Sterbini d’après Beaumarchais est ici mis en scène par Laurent Pelly. Celui-ci est célèbre pour son approche théâtrale des opéras et pour son implication totale – et c’est rare – dans la conception des décors et des costumes. Prêts pour un voyage dans l’Espagne de musiques et d’histoires d’amour ?

Le Barbier de Séville, du 6 au 15 février à l’Opéra de Marseille

 

Maguy Marin à l’Opéra de Lille

Cinq hommes habillés en orange sur scène et la devanture de l'Opéra de Lille
MAGUY MARIN – © DAVID MAMBOUCH & ©Fabien Lemetayer / CC BY 2.0 / Flickr

 

Enfin du contemporain, nous direz-vous ! La chorégraphe française Maguy Marin s’empare de la scène de l’Opéra de Lille pour y présenter Deux mille dix-sept, une création d’1h30 guidée par une question humide de tristesse : « qu’est-ce qui nous met en mouvement ? ». S’affolant devant les mécaniques urbaines des sorties « sympas, dynamiques, jeunes », qui sont pour elles le symptôme d’une société bourrée d’angoisses, Maguy Marin interroge la source de cette passion. Et éclaire ainsi la confusion qui règne en chacun de nous.

Deux-mille dix sept, les 20 et 21 février à l’Opéra de Lille 

 

Werther à l’Opéra national du Rhin

Vue extérieure de l'Opéra national du Rhin
© Opéra national du Rhin 

 

On reste dans le noir avec cette production allemande des Souffrances du jeune Werther de Goethe, dont le livret en langue française de Jules Massenet est l’un des plus joués au monde. Sur la scène de l’Opéra national du Rhin à Strasbourg, la direction musicale est signée Ariane Matiakh et la mise en scène Tatjana Gürbaca (deux femmes, et ce n’est pas courant !). Si l’hiver ne vous inspire que solitude et douleur, sachez que Werther est comme vous. Héros romantique déçu par l’amour, il s’échappe dans le rêve et nous émeut aux larmes.

Werther, du 9 au 17 février à l’Opéra national du Rhin