7 villes où le street-art est roi

L’avantage du street-art en voyage, c’est qu’il invite à la déambulation et permet de déculpabiliser de ne pas avoir mis les pieds dans un musée. Gratuit et éclectique, l’art de rue donne à voir tout le bouillonnement culturel d’une ville et de ses habitants. Il ouvre également une petite lucarne sur la situation politique et économique d’un pays. Dans un soucis d’originalité, on ne vous parlera pas du classique triptyque Berlin / Londres / New-York… Mais bien de six autres villes du monde où le street-art est roi. Bon voyage artistique !

 

Melbourne, Australie

©Annie Spratt on Unsplash

 

Melbourne s’impose sans conteste comme la capitale culturelle de l’Australie. Underground et rebelle, la ville se pare de mille couleurs, de son centre d’affaire jusqu’à sa banlieue. Les amoureux du street-art se retrouvent tous dans les ruelles mythiques d’Hosier Lane, AC/DC Lane ou Rutledge Lane ainsi que dans le quartier branché de Fitzroy.

 

Rotterdam, Pays-Bas

©Tim Gouw on Unsplash

 

Dans une ville aussi industrialisée que Rotterdam, on ne s’étonne pas de voir fleurir les fresques colorées un peu partout sur les façades. Pour ne rien manquer du meilleur du street-art hollandais, l’application Rewriters Rotterdam vous propose même un city-guide, régulièrement mis à jour, pour une balade de 7 kilomètres sur la route de la bombe.

 

Le Cap, Afrique du Sud

©Ken Treloar on Unsplash

 

Avec une histoire comme la sienne, l’Afrique du Sud ne pouvait échapper à la fureur des street-artistes engagés. Au Cap, graffer ou coller est une question de survie et un moyen de se souvenir des horreurs liées à l’Apartheid. Dans le quartier de Woodstock, en pleine gentrification, le collectif Burning Museum fait revivre des victimes anonymes en placardant leurs portraits sur les murs.

 

Lodz, Pologne

©Jeroen Mirck CC BY-NC 2.0 on Flickr

 

Son nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant, Lodz est la troisième plus grande ville de Pologne. Autrefois connue pour son industrie textile, elle a su se renouveler en devenant un haut lieu du street-art européen. Soutenue par la mairie dans un projet de saturation artistique des façades, la fondation Urban Forms attire des artistes du monde entier en leur offrant un espace d’expression inespéré.  

 

Bogota, Colombie

©Juan Rojas on Unsplash

 

Depuis 2011, le visage de la capitale colombienne a radicalement changé. Un revirement qui fait suite à la mort de Diego Felipe Becerra, un jeune graffeur de 16 ans, abattu par un policier alors qu’il fignolait sa fresque. En réaction, l’administration a pris le parti de soutenir le street-art en offrant de gigantesques espaces d’expression en plein cœur de la ville.

 

Lisbonne, Portugal

©Miguel Ferreira on Unsplash

 

Ce sont encore les remous politiques qui ont amené le street-art sur les façades lisboètes. En 1974, à la fin du régime de Salazare, les slogans commencent à fleurir sur les murs des bâtiments défraîchis. Sans doute las de courir après les artistes, le gouvernement décide en 2008 d’accorder le statut d’art à part entière à ces œuvres murales transformant la ville en véritable musée à ciel ouvert.

 

Reykjavik, Islande

©Alessandro Grussu CC BY-NC-ND 2.0 Flickr

 

A Reykjavik le phénomène du street-art est relativement récent. Longtemps perçu comme du vandalisme et jugé comme illégal, le graffiti acquiert depuis peu ses lettres de noblesse dans la capitale islandaise. On peut ainsi contempler de gigantesques fresques murales le long de l’artère principale de Laugavegur ainsi que dans les rues adjacentes.