Lisbonne, la dolce vita en hiver

En novembre à Lisbonne, le thermomètre fait des sautes régulières au-delà des 20 °C. Ça tombe bien, le billet d’avion n’est pas très cher et il y a plein de choses à y faire.

Où manger ?

 

U Chiado Restaurante

Dans le quartier commerçant du Chiado, le restaurant U Chiado vaut le détour. Situé sur une petite place pavée, voisin d’un book truck, on vous recommande la terrasse, animée par une playlist lounge qui convient bien à l’endroit, mais aussi le fromage de chèvre en entrée, la dorade et sa julienne de légumes, arrosée d’un porto blanc en apéro. Une bonne entrée en matière.

Largo do Picadeiro, 8A

 

Senhor Peixe

Dans le nouveau quartier de Parque das Nações et ses immeubles d’architecture moderne (là où s’est tenue l’Exposition universelle de 1998), on prend le téléphérique qui survole les bords du Tage puis on longe les jardins Garcia de Orta, bordés d’une longue ligne de restaurants. Allez directement au Senhor Peixe : on choisit son poisson en vitrine avant de le voir rejoindre le barbecue géant situé derrière. Juste délicieux.

Rua da Pimenta 35-37

 

Mercado da Ribeira 

Juste en face de la gare de Cais do Sodré, la principale de Lisbonne, on trouve le Mercado da Ribeira, sans doute l’un des meilleurs spots de la ville pour manger. Bâti comme un marché couvert, avec les échoppes sur les flancs et de grandes tablées au milieu, c’est le rendez-vous des familles et des touristes qui viennent goûter au meilleur de la food locale et d’ailleurs. Du fameux prego, le sandwich au steak, à la pizza et diverses spécialités asiatiques.

Av. 24 de Julho 50

 

Café Lisbonne

Un peu plus guindé, le Café Lisboa, dans l’enceinte du théâtre São Carlos, est un bon restaurant pour déguster les classiques de la gastronomie portugaise, avec un plateau de fromages/charcuteries en entrée, du riz au poulpe, un bacalhau à Brás de haut niveau, arrosé d’espumante, le champagne local.

Largo de São Carlos, 23

 

Pastéis de Belém

Vu que vous allez sans doute visiter le quartier de Belém (d’où sont partis les explorateurs portugais), vous êtes obligés de vous arrêter au Pastéis de Belém et ses pastels de nata, des tartelettes crémeuses à tomber, qui justifient de faire la queue aussi longtemps. On en trouve de presque aussi bonnes à Paris, dans le Marais, à l’épicerie Comme à Lisbonne (37, rue du roi de Sicile).

R. Belém 84-92

 

 

Où boire ?

(C) Turismo de Lisboa

 

Pour boire à Lisbonne, c’est souvent à Alfama que ça se passe. Les Lisboètes ont tendance à consommer dans la ville et à squatter les coins de rue plutôt que les comptoirs. Le quartier historique et ses petits bars est bondé de monde le soir. Tout le quartier du Bairro Alto, près de la place Luís de Camões, constitue aussi un bon before. Pour prendre un peu de hauteur, montez dans l’ascenseur qui mène à la terrasse du Bairro Alto Hotel, et sa vue sublime sur toute la ville. Vu qu’il n’y a qu’une trentaine de places, l’accès est restreint, tentez donc plutôt dans l’après-midi qu’au moment de l’apéro. Les prix sont élevés par rapport au reste de Lisbonne (comptez de 5 à 7 euros pour un verre de vin, 10 euros pour une vodka), mais le jeu en vaut la chandelle.

Et puisqu’on est dans les rooftops, et que les toits colorés de Lisbonne valent le coup d’œil, faites escale à The Insólito, dans le quartier du Chiado, un bar qui porte bien son nom, ou encore, pas très loin, le Park, la version fleurie en mode jardin suspendu. L’hôtel Memmo à Alfama (avec sa petite terrasse cosy, son bar à vins et sa vue sur le Tage) est aussi un must. Et comme partout, les places sont chères.

De retour sur la place Luís de Camões, prenez la rue Alecrim vers Cais do Sodré. Là, on trouve le Pensão Amor, une ancienne maison close transformée en bar à cocktails/librairie érotique, idéal pour une fin de soirée débridée. En prenant à droite sous le pont (devant le club MusicBox) sur la rue Nova do Carvalho, vous trouverez plein de petits bars et échoppes à la cool, idéal pour démarrer la soirée en terrasse. En continuant la descente vers le fleuve, ce n’est pas mal non plus, avec de nombreux petits restos sur les docks et de grandes terrasses.

 

 

Où danser ?

 

Lux Fragil

C’est le club le plus grand et le plus connu de Lisbonne, et, paradoxalement, celui où l’on joue la meilleure musique. Lancé par le pionnier du clubbing Manuel Reis et l’acteur John Malkovitch, il accueille sur trois étages (dont une terrasse géante) les meilleurs DJ’s locaux (dont la légende locale DJ Vibe) et internationaux (Ricardo Villalobos, Tom Trago, Magda ou Robert Hood y sont passés). Les Portugais sortant tard, il n’est rempli qu’à partir de 3 heures du matin, et sa politique à l’entrée est parfois difficile pour les étrangers, puisqu’on peut vous demander de payer 240 euros (qui vous seront rendus sous forme de boissons) pour entrer. Un must pour les clubbeurs exigeants musicalement.

Av. Infante Dom Henrique

 

Music Box

Plus petit, le Music Box est à l’épicentre de la révolution musicale lisboète, accueillant des concerts et DJ sets, avec les artistes proches du groupe Buraka Som Sistema et du label en vogue Principe Records mené par DJ Marfox, qui font fureur depuis deux ans avec leur kuduro 2.0, une dance music hyper rythmée héritée des ex-colonies portugaises.

R. Nova do Carvalho 24

 

Bloop party

Pour les amateurs de house et de techno, le label Bloop Recordings, mené par la star portugaise DJ Magazino, est une valeur sûre et ses fêtes itinérantes (environ deux par mois) sont parmi les plus courues de la ville, notamment pour les lieux atypiques où elles se tiennent, en général avec une grande terrasse ou une piscine, la musique sans concession et les beautiful people qui les hantent.

facebook.com/blooprecordings

 

 

A voir

Lisboa Story Centre

(C) Turismo de Lisboa

Lisbonne, ville multiple faite de quartiers typés (Bélem, Alfama, Bairro Alto…) à l’histoire et aux populations diverses, a son musée dédié. Un lieu qui joue à plein la carte de l’interactif et du multimédia, avec un parcours chronologique très didactique. En apothéose visuelle, une reconstitution de la catastrophe re-fondatrice du paysage urbain lisboète, le « Grand tremblement de terre » du 1er novembre 1755, qui a tant ému Voltaire. Une visite idéale avant de se lancer à la découverte de la ville. En une heure chrono-ou plus-pour les flâneurs.

Praça do Comércio 78

 

LX Factory 

Dans le quartier de l’Alcântara, une ancienne manufacture textile a été transformée ces dernières années en repaire à bobos. On y trouve des concept-stores bien agencés, un tatoueur, des burgers bio et des sushis bien apprêtés, des cosmétiques naturels, du petit mobilier, une librairie ou une manucure. Idéal pour le shopping souvenir. Inutile d’y aller avant midi, au risque de trouver portes closes.

R. Rodrigues de Faria 103

 

Street art

Les murs de Lisbonne servent de moyens d’expression aux street artists de la ville. Le plus fameux s’appelle Vhils : après avoir débuté aux côtés des gloires locales Buraka Som Sistema, il s’est retrouvé à réaliser le dernier clip de U2. Ses gravures dans les murs font désormais partir du patrimoine lisboète. En revenant du Parque das Nações, on trouve une fresque géante de superhéros dessinée par le peintre islandais Erró sur le mur du VIP Executive Art’s Hotel. Le street art s’affiche un peu partout dans la ville, et des visites spéciales sont même organisées.

www.estreladalva.pt