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Séville en 5 expériences incontournables

La rentrée a été éprouvante, le souvenir de l’été vous serre le coeur ou vous avez tout simplement envie et besoin d’un break ? Bonne nouvelle, le paradis est seulement à 2h de vol de Paris. Séville fait en effet partie de ces villes aux airs d’Eldorado, tant la vie y semble douce et ensoleillée. Le temps d’un long week-end andalou, découvrez notre sélection de balades et de visites incontournables.

 

Real Alcázar

real alcazar à Séville
©Real Alcázar

 

Pas question de quitter Séville sans visiter ce palais incroyable, l’un des plus anciens encore habités de nos jours. L’édifice raconte comme aucun autre l’histoire composite de Séville en mélangeant l’influence du style islamique et des éléments hispano-chrétiens. L’Alcázar est d’ailleurs construit pendant le règne de l’émir Abd al-Rhaman III et constitue un chef-d’oeuvre d’architecture mudéjar avec ses arcs sophistiqués et ses patios majestueux. Les innombrables salles regorgent de faïence, d’azulejos et de décors qui évoquent irrésistiblement la dentelle, tandis que les jardins à la végétation luxuriante et les bassins invitent à la flânerie. N’hésitez pas à acheter votre billet en avance pour éviter les – longues – files d’attente.

Bon à savoir : ce monument inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco vous ouvre gratuitement ses portes les lundis, de 18h à 19h d’avril jusqu’à septembre, de 16h à 17h d’octobre à mars.

 

Les visites incontournables à Séville

cathédrale de séville
© Cathedral_and_Archivo_de_Indias

 

Séville regorge de trésors architecturaux et d’édifices religieux chargés d’histoires. Dans le centre de la ville, en plus de l’Alcazar royal, on ne manque pas l’imposante Cathédrale. Ce joyau gothique, l’une des plus grandes églises au monde, a été érigé sur une mosquée du XIIe siècle. Ses nefs impressionnantes abritent les styles mudéjar, Renaissance et néo-classiques, ainsi que de remarquables retables, d’innombrables œuvres d’art et accessoirement le tombeau de Christophe Colomb. Pas question de sortir d’ici sans grimper tout en haut de la tour de Giralda où la vue est bien sûr splendide. Et si les 35 rampes d’escaliers fatiguent, le Patio de Los Naranjos et ses orangers sont parfaits pour une pause contemplative.

Bon à savoir : il est possible de visiter les toits de la Cathédrale, sur réservation (une bonne semaine en avance).


Toujours dans le même quartier, la splendeur du bâtiment des Archives générales des Indes (en espagnol : Archivo General de Indias), vous ouvre les portes d’un incroyable fonds documentaire (cartographies, dossiers) sur l’histoire commerciale et coloniale du pays. Enfin, il serait dommage de passer à côté de la magnifique Casa de Pilatos et son pur style mudèjar, et de la très baroque Iglesia del Salvador.

 

La tournée des tapas à Séville

bar à tapas à séville
©ArminFlickr

 

Si Séville peut se vanter du faste de son patrimoine culturel, son patrimoine gastronomique n’a pas à rougir. Faire un séjour sévillant, c’est entrer dans un univers parallèle de petits bonheurs gustatifs et conviviaux : les tapas. Ces fameuses « petites » portions offrent une variété de saveurs immense et permettent de découvrir les spécialités régionales. On craque pour les réconfortantes croquetas pleines de béchamel, pour les épinards aux pois chiches (espinacas con garbanzos), le fromage de brebis (queso de manchego) avec sa gelée de fruits rouges, le jambon ibérique (véritable tuerie), le Salmojero (sorte de Gaspacho épais)… Les plus téméraires oseront quant à eux les tapas de queue de taureau.

Le tout avec des produits ultra-frais et, on ne va pas se mentir,  généralement noyés dans de l’huile d’olive (qui tabasse). Les établissements n’ont rien perdu de leur authenticité et il y règne généralement une ambiance bon enfant, extrêmement cosmopolite, entre touristes avisés et autochtones fidèles. Côté alcool, dites bonjour à votre nouveau meilleur ami : le Rioja, vin rouge puissant et aromatique qu’on retrouve très souvent à la carte des bars.

Une soirée typique à Séville consiste à faire la tournée des bars à tapas : on prend un verre, on pioche un ou deux plats sur la carte, et on picore joyeusement avant de s’aventurer vers de nouvelles contrées savoureuses. Le souvenir de ces bouchées généreuses vous feront sans doute pleurer une fois de retour à Paris, attablés devant une assiette d’olives maussades, mais pas de panique il y a ici de quoi tout de même se réjouir.

Quelques adresses parmi des centaines :

Las Teresas, Calle Sta. Teresa : petite terrasse, grande carte de tapas typiques (coup de cœur pour les champignons).
La Goleta, Calle Mateos Gago : minuscule bar rempli d’habitués, connu pour leurs délicieux petits sandwichs, leurs spécialités locales et leur facétieux petit vin d’orange (très addictif).
La Azotea, Calle Jesùs del Gran Poder : restaurant à tapas plutôt haut de gamme (la carte reste complètement accessible), la cuisine se fait moderne et créative et les produits sont d’une qualité exceptionnelle.


Un super quartier à la fois populaire, branché et alternatif, pour faire la tournée des bars et profiter de l’effervescence nocturne de Séville : Macarena et l’Alameda de Hercules. L’ambiance est jeune et festive, et on en profite pour faire un tour au plus vieux bar de Séville, El Rinconillo (tapas délicieux).

 

Flâner à Séville

séville
©Parque_de_María_Luisa_-_Sevilla_3

 

Se perdre dans le dédale des rues ensoleillées de Séville est une expérience inoubliable et apaisante. Ici, il faut certes prendre le temps de faire des visites indispensables, mais il faut surtout prendre le temps de ne rien faire. Juste se balader et profiter du spectacle majestueux d’une ville à l’architecture délirante. Une journée parfaite consisterait par exemple à traverser le fleuve et aller se promener dans le quartier bohème de Triana. Décrite comme une « république indépendante » par ses habitants, l’endroit est pittoresque à souhait et on se surprend à avoir envie d’y faire son marché tous les jours, tant les étals colorés et l’ambiance chaleureuse mettent en joie. De nombreux bars et restaurants animent les rues de ce quartier aux airs de village, mais la Calle Betis est particulièrement effervescente.

Ensuite, on reprend un pont (celui de Los Remedios par exemple) en direction de l’immense parc Maria Luisa. Le poumon vert de la ville est idéal pour un après-midi relaxant à parcourir ses quelques 22 hectares flanqués de palais, de kiosques et de pavillons, vestiges de la Grande Exposition de 1929. On y trouve aussi le musée des Arts et Traditions Populaires et une multitude de bassins, de fontaines et même une cascade qu’on admire en grimpant sur le Monte Gurugú. Pour entrer ou sortir de ce parc aux allures de jardin d’Eden, on passe par la splendide Place d’Espagne : une place grandiose en forme de demi-cercle, traversée par un canal où l’on peut se promener en barque. L’endroit est idyllique et on y trouve aussi une multitude de bancs illustrés de céramiques, dédiés aux provinces espagnoles et à leur histoire.

 

Le Flamenco à Séville

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©Flamenco_en_el_Palacio_Andaluz_Sevilla_España

 

Visiter Séville sans assister à un spectacle de flamenco est difficilement envisageable, tant cette danse est emblématique, farouche et généreuse. La Biennale de Flamenco y est organisée en septembre les années paires, mais le reste de l’année une multitude d’établissements accueillent des représentations, comme Los Gallos ou à la Carboneria, café-concert très populaire. Les tablaos, salles dédiées à cette danse traditionnelle, affluent mais l’ambiance y est fatalement empreinte d’une facticité toute touristique.

Pour admirer des danseurs extrêmement talentueux, il faut se rendre à un spectacle de la Casa de la Memoria de Al-Andalus où se produisent les meilleurs élèves de l’école nationale de flamenco. Sinon, pour une atmosphère plus typique, plus conviviale, direction Triana, berceau de nombreuses stars du flamenco, à la Casa Anselma par exemple. Et pour les amateurs, on danse tout le temps à Séville, notamment la sevillana, dans des boîtes du côté du Corso de Salado.