Top 6 des destinations de vacances printanières

On a déjà rangé les plaids, coupé les radiateurs, et on pointe le nez dehors pour humer la bonne odeur de la nature qui renaît, emplir son regard de couleurs vives, et programmer un petit périple à la campagne, à la mer, dans les jardins ou les bois, pour vivre tout ça au plus près.

Une retraite en pleine campagne basque à Saint-Étienne-de-Baigorry (Pyrénées-Atlantiques)


Les vignobles et le village d’Irouléguy dans les Pyrénées-Atlantiques © Pierre Carton

On est plutôt habitué à squatter les plages du Pays basque en plein été, or il s’agit d’une région qui s’apprécie en toute saison et recèle de nombreux trésors en sa campagne, une fois quitté le littoral. C’est le cas par exemple du village typique de Saint-Étienne-de-Baigorry, situé en plein cœur des collines basques, sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle mais aussi sur celle de l’ossau-iraty, fromage de brebis qui fait la fierté de la région – et devrait laisser quelques agréables souvenirs à vos papilles. Pour les plus sportifs – ou pour la digestion – on vous conseillera d’enfourcher vos vélos pour grimper le col d’Ispeguy, culminant à 672 mètres d’altitude, à cheval sur la frontière franco-espagnole et offrant de superbes panoramas ou se croisent moutons, brebis et vautours. À voir également les quelques villages avoisinants comme Saint-Jean-Pied-de-Port ou Irouleguy, de véritables perles du patrimoine. 

 

Manger des huîtres plates face à la mer à Cancale (Ille-et-Vilaine)


Cancale, ses rochers et son eau limpide © Isabelle Pacary

Une seule couleur pourrait symboliser Cancale : le bleu. Puisqu’il suffit de regarder celui de la mer et d’en observer toutes ses nuances depuis les falaises escarpées de la Pointe du Groin pour s’en faire une petite idée. Le bleu, mais aussi le vert, car la ville est bordée par l’ancien Sentier des douaniers, le GR 34, chemin de randonnée qui épouse le pourtour des côtes bretonnes et découvre alors toute la beauté de sa faune et de sa flore. Entre promenades sur la plage au gré des marées et crêpes tièdes au beurre salé, le bon plan de Cancale est surtout de déguster ses célèbres huîtres plates sur le Port de la Houle avec, « par grand beau » comme ils disent là-bas, vue sur le Mont-Saint-Michel, situé en face, de l’autre côté de la baie. Et en un petit quart d’heure de voiture à travers la campagne bretonne on se retrouve à Saint-Malo, ses plages et ses remparts, ville où le mot « romantisme » prend alors tout son sens. 

 

Louer une cabane de chasseur dans le bois de Loudon (Sarthe) 


 Bois de Loudon © Sarthe développement 

Au printemps, c’est toujours un bonheur de se promener dans la nature renaissante des forêts. Et si vous souhaitez troquer le bruit des voitures de Paris contre celui du chant des oiseaux, le chalet U Paradisu, une ancienne cabane de chasseur située sur un îlot en plein cœur du bois de Loudon, entièrement restaurée et modernisée, s’avère être la destination idéale. Parce que vous ne croiserez pas âme humaine le temps de votre séjour, mais par contre pas mal de bestioles dont on a vite fait d’oublier les noms une fois pris dans le train-train de la capitale : piverts, chouettes, libellules et autres adorables rainettes, vous pourrez profiter d’un cadre des plus sauvages autour d’un bon barbecue, d’une pétanque ou encore d’une partie de pêche, si vos bras sont assez solides pour les énormes carpes peuplant l’étang qui entoure le cabanon. De plus, de par sa situation, il vous sera possible d’emprunter les nombreux chemins de randonnée sillonnant le bois. 

 

Un bol d’air frais (et marin) dans la Baie de Somme 


Baie de Somme © Thinkstock

Les plus grandes marées du pays sont mesurées sur la plage du Crotoy, ce qui donne ainsi des paysages uniques en France, entre mer et marécages, entre sable et mollières, ces prés salés bordant les plages. Située au sud de la Réserve naturelle de la Baie de Somme, haut lieu de l’écologie française appartenant au Club des plus belles baies du monde, elle est notamment connue pour ses colonies de phoques trouvant refuge sur les plages à marée basse. À voir aussi, son parc du Marquenterre, plus au nord, et ses milliers d’espèces d’oiseaux, et la ville du Crotoy, endroit idéal pour les amoureux de la nature, qui en prendront plein la vue. Et leurs papilles, puisque le bon plan au Crotoy est de déguster quelques moules de bouchot au restaurant Bellevue qui, comme son nom l’indique, vous offrira un panorama imprenable sur la Manche et ses couchers de soleil. 

 

Sur les traces de Monet à Giverny (Eure)


Le jadin de Monet à Giverny © Fondation Claude Monet-Droits Réservés

Située à une petite heure de Paris dans l’Eure, aux portes de la Normandie, la petite ville de Giverny – elle ne comptait que 501 habitants en 2012 – est reconnue pour ses jardins qui ont inspiré de nombreux peintres dont Claude Monet, qui y avait établi demeure. L’occasion de se plonger « in vivo » dans les paysages de ses plus célèbres peintures et de voir, par exemple, les Nymphéas prendre corps sous vos yeux. Et pourquoi pas de faire un petit crochet culture par le Musée des Impressionnismes qui, en plus de ses accrochages permanents, propose jusqu’au 2 juillet prochain une exposition intitulée Tintamarre ! Instruments de musique dans l’art, 1860-1910. De plus, la ville étant une étape incontournable des amateurs de peinture, Giverny regorge non seulement d’hôtels et de gîtes absolument charmants, mais aussi de restaurants de choix, comme Le Jardin des plumes, table étoilée s’il vous plaît, qui devrait ravir les gourmets. 

 

La mer à la montagne, la montagne à la mer dans l’Estérel (Var)


La calanque de Maupas, à Saint-Raphaël © Nino Gomez

L’Estérel est surtout destiné à celles et ceux qui ont très envie que ce soit l’été tout de suite. Puisqu’il faut être malchanceux pour échapper au soleil dans le Sud de la France, quelle que soit la période de l’année. L’avantage du printemps est que la région n’est pas surpeuplée de touristes, comme c’est le cas pendant la saison estivale. Des plages qui s’apprécient à leur juste valeur – surtout côté Var, plus sauvages comme celle de la Pointe de l’Aiguille à Théoule –, moins de soucis de réservation pour les restaurants – on vous recommandera l’Oasis sur le port de la Napoule – et des paysages somptueux quand on s’en va vadrouiller dans le massif de l’Estérel, entre ses pins et ses roches rouges, d’où on peut jouir d’un point de vue tout à fait exceptionnel sur le Golfe de la Napoule et ses îles de Lérins. L’occasion de conjuguer ces vers célèbres de Boris Vian : « Je voudrais pas mourir sans qu’on ait inventé les roses éternelles, la journée de deux heures, la mer à la montagne, la montagne à la mer. »