Toutes les couleurs de Dublin

Le temps d’un long week-end, entre mer et montagne, on découvre Dublin. Cette grande cité qui offre les attraits d’une petite ville conviviale, se dévoile aussi moderne que riche de traditions et reste imprégnée de l’esprit des auteurs et des artistes qui y ont vu le jour, d’Oscar Wilde à Francis Bacon.

En ballade


© Stockbyte

Tout le monde le dit, Dublin est une ville qui se découvre à pied, à commencer par des ballades le long de la Liffey qui, comme la Seine, sépare la ville en deux (mais on pourra aussi louer un vélo – Dublin Bike – pour 2 € les 3 jours). Au Sud, plus chic, on ira admirer l’architecture géorgienne des 18è et 19è siècles qui donnent au fil de petites places tranquilles, l’impression d’être transposé en un autre temps. Bien sûr, on ne loupera pas la tournée des pubs (plus de 1000 à écluser tout de même), la grande attraction très très touristique étant le Guiness Storehouse, qui vaut cependant surtout pour son Gravity Bar, aux parois de verre qui offre un panorama incroyable sur la ville. Mais, on pourra préférer un authentique décor victorien et opter pour des adresses réputées comme le James Toners. Les amateurs de vintage ne seront pas déçus, tant la ville propose de belles boutiques d’antiquités et de vêtements rétro. Les créateurs de mode actuels ne manquent pas non plus dans la ville d’Orla Kiely ou de Simone Rocha, mais trouver pour un gros pull typique, on ira chez Blarney Woollen Mills (Nassau Street). Pour un shopping « maison », on fera un tour dans le célèbre grand magasin Avoca (Suffolk Street), histoire de ramener un plaid en laine irlandaise, avant de visiter le très chic rayon rayon food, installé au sous-sol. 

L’art est partout


© Aitormmfoto

Dublin est le berceau de nombres d’artistes et surtout d’écrivains, et l’on peut essayer de capter leur esprit, en suivant la tournée des pubs littéraires que propose la ville, guidé par un comédien. Mais partout, hommage est rendu aux grandes plumes dublinoises et on ne manquera pas la statut d’Oscar Wilde à Merrion Square, le buste de Bram Stoker, papa de Dracula, dans l’Eglise Sainte-Anne ( !), la maison natale de George Bernard Shaw ou l’expo consacrée au poète Yeats à la Bibliothèque Nationale. Sans parler du Centre James Joyce, consacré à l’auteur, qui s’il quitta très tôt sa ville, fut peut-être celui qui lui témoigna le mieux son attachement. Parmi les peintres dont le souvenir habite le plus la ville, le Britannique Francis Bacon qui naquit à Dublin. Passage obligé, son atelier de Londres minutieusement déménagé ici il y a une quinzaine d’années, pour y être reproduit à l’identique dans son « désordre » d’origine (Galerie Hugh Lane). Pour découvrir un beau panorama de la peinture irlandaise, on prendra le chemin de la National Gallery (l’entrée des musée est gratuite), et pour découvrir de nouveaux talents, on se promènera au fil des nombreuses galeries d’art, mais pas forcément dans Temple Bar, l’une des grosses attractions de la ville.

A consulter : le site en anglais dublin.lecool.com, pour connaître les nouvelles adresses ou l’agenda du jour. Et aussi, www.irlande-tourisme.fr.
A lire : Le Routard Express Dublin, un plan commenté qui recense les quartiers incontournables et qui se glisse dans la poche, 4,90 €.