Un pays, un petit déj : le « futur » marocain

A Nous Paris fait le tour du monde en quête du petit-déjeuner parfait. Après un premier arrêt en Suède, on vous embarque plus au sud, à l’ombre d’un bel oranger pour découvrir les trésors de la gastronomie marocaine. Car c’est bien connu, le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée… surtout en voyage !

Fruit de la rencontre des traditions berbères, arabes et juives, la gastronomie marocaine occupe une place centrale dans le patrimoine culturel du pays. En 2010, elle entre même au patrimoine culturel  immatériel de l’humanité de l’UNESCO et en 2015, elle est élue deuxième meilleure cuisine du monde par le site Worldsim Travel Blog.

 

À boire

Une personne verse du thé dans une tasse à l'aide d'une théière
©Unsplash /Sabri Tuzcu

 

Comme partout, le petit-déjeuner varie en fonction des régions mais aussi des habitudes culinaires de chaque famille. Dans l’ensemble, cependant, c’est le sucré qui l’emporte dès le matin. Cela commence sans surprise avec le fameux thé à la menthe très parfumé que l’on consomme tout au long de la journée. Généralement servi avec un nuage de lait, le café a lui aussi sa place sur la table du petit-déjeuner, sans oublier le jus d‘orange fraîchement pressé.

 

Le baghrir

Gros plan sur des baghrir
©Abdou.W / CC BY-NC-ND 2.0 / Flickr

 

Aussi appelé “crêpe aux mille trous”, le baghrir est un des éléments incontournables des réveils marocains. Relativement proche des pancakes, il est fabriqué à partir d’une pâte à base de semoule très fine, de farine et de levure de boulanger. Le secret est de ne pas retourner la crêpe et de la laisser cuire sur une seule face faisant ainsi apparaître ces mille trous dans lesquels on n’hésitera pas à verser une cascade de miel. Un délice, aussi léger que fondant !

 

Le msemmen

Gros plan sur des msemmen des pains au chocolat et des brioches
©wEnDy / CC BY-NC-ND 2.0

 

La pâte – à base de semoule fine, de farine et de sel – est étalée très finement puis badigeonnée de beurre et d’huile avant d’être repliée plusieurs fois. Les carrés de pâte ainsi façonnés sont cuits à la poêle. Des crêpes feuilletées, croustillantes à l’extérieur et ultra moelleuses à l’intérieur. Comme le baghrir, on les arrose volontiers, pour les plus gourmands, d’un mélange de beurre fondu et de miel.

 

La harcha

Gros plan sur trois harchas
©Donna / CC BY 2.0

 

Beaucoup plus épaisse, la harcha ressemble plus à une galette qu’à une crêpe. En format individuel ou familial, cette galette à base de semoule de lait et de beurre offre une texture légèrement sablée. On l’accompagne de miel ou de Vache Qui Rit pour une version salée.

 

Le amlou

Panier en osier rempli de amlou
Fabrication du amlou ©eltpics / CC BY-NC 2.0 / Flickr

 

Harcha, msemmen et baghrir peuvent aussi être recouverts de amlou, une pâte à tartiner à base d’huile d’argan, d’amandes torréfiées et de miel. Tout l’Orient dans une seule bouchée !

 

La bonne adresse à Paris

Pour s’offrir un msemmen et un bon thé à la menthe, rendez-vous les mercredis et samedis au marché de Barbès sur le stand traiteur de Fatima Délice.