Un week-end artistique à Metz

Bientôt dix ans… Et Metz a déjà tellement changé. Avec l’arrivée du Centre Pompidou-Metz en 2010, la jolie ville lorraine a acquis un très joli atout, qui nous ouvre les yeux sur son patrimoine culturel et son dynamisme contemporain. Avec l’arrivée des beaux jours, un week-end s’impose.

Lee Ufan et la nuit au Centre Pompidou-Metz

oeuvre de Lee Ufan exposée au Centre Popidou à Metz
Peinture à l’eau sur les pierres, 1998, Vallée Hakone © Atelier Lee Ufan et tous droits réservés

 

C’est bien simple : toutes les expositions du Centre Pompidou-Metz (on dit bien toutes !) nous donnent envie de faire le voyage jusqu’à la ville lorraine. Cette saison, on craque. D’abord pour la grande rétrospective que l’institution consacre au Coréen Lee Ufan, que l’on voit ici peindre avec de l’eau sur des pierres. Il en va ainsi de l’ensemble de son travail : à mi-chemin entre une épure esthétique et une relation forte à la nature, Lee Ufan donne à voir de grands espaces de toiles non-peintes, des pierres posées sur des plaques de verre et des étendues de sable. Le tout sur une bande-son singulière de Ryuichi Sakamoto. Méditatif…

On continue à cultiver son intériorité au sein de l’exposition consacrée à la nuit : installations, toiles, extraits de films et textes poétiques nous plongent dans une obscurité féconde de mille images. Puis, avant de retourner dans la lumière printanière, on terminera par l’exposition du rez-de-chaussée, consacrée à la couleur dans les collections modernes. Éclatant !

Centre Pompidou-Metz, 1 parvis des Droits de l’Homme, Metz

 

Le FRAC, toujours en mouvement

Lotty Rosenfeld, A thousand crosses on the road. Santiago, Chile, 1979. Collection 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine, Metz (FR). Photo : Rony Goldschmith © L. Rosenfeld

 

Le Fonds régional d’art contemporain (FRAC) de la Lorraine accueille en ce moment l’exposition Présences voyageuses  (on salue la beauté du titre). Celle-ci revient avec génie sur les voyages des œuvres de la collection du FRAC à travers le monde. En effet, celui-ci, comme toutes les institutions, est souvent amené à prêter ses œuvres pour des expositions temporaires. L’idée ? Analyser les différentes lectures qu’elles ont reçu en Grèce, aux États-Unis ou en Suisse, avec une scénographie ludique et immersive… Brillant !

FRAC Lorraine, 1 bis rue des Trinitaires, Metz

 

Faux Mouvement, un centre d’art à tomber

exposition Sans Tambour, ni trompette à Metz
Vue de l’exposition « Sans Tambour, ni trompette », 2019. © Irfann Montanavelli

 

Si votre soif d’art contemporain n’est pas tout à fait assouvie, rendez-vous au centre d’art Faux Mouvement. Celui-ci accueille en ce moment une proposition de la commissaire Julie Crenn, dont l’engagement politique et féministe est notamment visible au Transpalette de Bourges. Jusqu’au 28 avril, elle s’empare de Faux Mouvement pour interroger, avec 17 artistes invités, les désastres de la guerre. Intitulée Sans Tambour, ni trompette – Cent ans de guerres, l’exposition est poignante et se visite gratuitement.

Faux Mouvement, place Saint-Louis, Metz

 

Et, évidemment, la cathédrale gothique

La cathédrale Saint-Étienne de Metz
La cathédrale Saint-Étienne de Metz © Jean-Pierre Dalbéra

 

Évidemment incontournable (et parce qu’il fallait bien une petite touche patrimoine à ce panorama très contemporain), la fameuse, imposante et sublime cathédrale Saint-Étienne. Celle-ci est l’église principale du diocèse de Metz. Construite durant trois siècles à partir de 1240, la cathédrale présente un style gothique parfaitement homogène et élégant.

À savoir : elle est affectueusement surnommée la « lanterne du bon Dieu » par les habitants car elle est littéralement inondée de lumière. La cathédrale possède en effet la plus grande surface vitrée de tous les édifices catholiques de France. On compte près de 6 500 mètres carrés de vitraux ! Sa voûte, haute de 41 mètres au-dessus du sol, donne le tournis et inspirera aux âmes de longues méditations.

Place d’Armes, 57000 Metz