5 bonnes raisons de lire le journal de Vivienne Westwood

Ecrit entre 2010 et 2016, « Get a life ! » est le journal intime de Vivienne Westwood. La célèbre créatrice de mode s’est prêtée au jeu de l’écriture et rassemble ses actions quotidiennes dans un épais ouvrage (480 pages tout de même). Condensé d’idées, de dessins et d’impressions, « Get a life ! » est un manifeste envers l’écologie et l’activisme, écrit par la plus punk des old ladies anglaises.  Voici 5 bonnes raisons de le lire.

#1 Elle explique facilement les enjeux écologiques

Vivienne Westwood

Vivienne Westwood milite pour une économie verte et contre le réchauffement climatique. Comme tout le monde, en effet… Sauf que dans son livre, elle explique clairement ses arguments et écrit de manière ludique et accessible. Sous sa plume, les raisons de ses combats deviennent limpides et compréhensibles. Elle nous fait facilement saisir les enjeux climatiques actuels et démontre son engagement contre la  fracturation hydraulique (le genre de terme qui n’aura plus de secret pour vous après avoir lu son journal). Elle s’associe à Greenpeace et Cool Hearth, se bat pour sauver l’Arctique, écrit un manifeste en faveur de l’écologie. What else ?

#2 Elle donne envie de s’engager

Conférences, manifestations, distribution de tracts… Vivienne Westwood est sur tous les fronts ! Elle multiplie les supports et les moyens d’expression, écrits comme oraux, pour propager ses idées. Et comme tout bon leader, elle donne envie de s’engager. À travers le récit de ses actions quotidiennes, elle offre mille façons de la suivre et donne envie au lecteur de faire un petit pas vers une cause qui lui tient à cœur. Passionné et passionnant, son activisme est contagieux. Elle réussit à nous donner envie d’agir, quelles que soient l’échelle et la manière. « Get à life ! » est son manifeste pour la culture et le savoir-faire, pour préserver l’écologie et surtout pour agir. Le titre signifie « Faites quelque chose de votre vie », « en soulignant l’importance de s’engager – notamment à travers la culture. Plus vous comprendrez les gens du passé, plus vous comprenez le monde dans lequel vous vivez. On récolte ce que l’on sème ». À méditer.

#3 Vivienne Westwood vend du rêve

Fashion week, défilés de haute couture, shooting photo, petit-déjeuner avec Kate Moss… Le quotidien de la militante Vivienne Westwood n’en n’est pas moins glamour. Elle nous vend du rêve ! Son temps se répartit en 3 pôles d’activités : élaboration de ses collections pour sa marque éponyme, militantisme pour l’écologie et sorties culturelles. Elle va au théâtre et à l’opéra comme on regarde une série Netflix sur son canapé. Les nombreuses photos présentes dans le livre agrémentent la lecture. On plonge dans son quotidien avec plaisir, en découvrant comment elle construit ses collections de mode.

#4 Elle est toujours punk à 78 ans

Vivienne Westwood est la coolitude incarnée. Elle part en manif’ avec la jeune génération et se déplace à vélo et en métro (!). Elle snobe les smartphones mais utilise les réseaux sociaux pour diffuser ses idées au plus grand nombre. Grande fan de Shakespeare, de Bach et de Mozart, elle adore aussi Julian Assange, Björk et Lady Gaga. (Seule) survivante des années 1970, elle ne s’est pas embourgeoisée comme d’autres British rock stars (Keith Richards et Mick Jagger). Son âme rebelle traverse les époques et les modes et son franc-parler est toujours aussi vif. Elle est libre et pas gourou.

#5 Elle déjoue tous les clichés sur l’âge

Pour elle, l’âge n’a aucune importance. Son mari Andreas Kronthaler a 24 ans de moins qu’elle. Peu importe ! Il travaille pour elle en tant que directeur artistique de la marque Vivienne Westwood. Ensemble, ils forment un couple moderne et ultra stylé. Sexy septuagénaire, Vivienne Westwood fait du yoga tous les jours. Quand d’autres stars de son âge ont recours à la chirurgie esthétique, elle affiche fièrement ses rides. Naturelle, vivante, elle continue d’éveiller, de fasciner et d’interpeller les nouvelles générations. Vivienne Présidente !

Get a life !  Vivienne Westwood, ed Larousse, 480 pages, 19,95€

Extrait du livre :

Après notre défilé à Milan, mon ami Gian Mauro a organisé une nouvelle soirée dans son penthouse. J’ai parlé à quelques garçons qui avaient défilé (..). J’étais impressionnée. Ils avaient compris ce qui se passait dans le monde. Ils m’ont fait repenser au punk. Le Metropolitan Museum à New York va organiser une exposition sur le punk cette année et tout le monde veut mon avis. Depuis que le punk s’est écroulé pour moi, avec la mort de Sid Vicious et la séparation des Sex Pistols, j’ai dédaigné le mouvement en général et plus particulièrement ses pseudo-rebelles et ses gourous qui prétendent véhiculer un message social. Je pense que ce sont tous des frimeurs. J’ai compris que ça ne suffisait pas de sauter partout en portant des épingles à nourrice et un tee-shirt « Destroy ! ». Il vous faut des idées pour être subversif. Voilà pourquoi le mouvement a disparu : les punks n’avaient pas d’idées parce que les idées ne tombent pas toutes cuites ; il faut aller les chercher soi-même en s’engageant dans le monde et dans son passé. 

 

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