Ces arrondissements parisiens où l’on peut encore acheter des maisons

Les flâneurs les observent toujours avec une pointe d’envie. Qui ? Les maisons parisiennes. La crise du logement est telle dans la capitale qu’il paraît impossible de devenir un jour propriétaire de l’une de ces villas. Pourtant, il en existe à la vente. D’après les professionnels de l’immobilier, cette catégorie de bien est extrêmement liquide, rareté oblige. Côté prix, le million d’euros est souvent requis pour devenir l’heureux propriétaire d’un pavillon intra-muros, mais il n’est pas impossible de trouver des biens légèrement en dessous, aux alentours des 800 000 euros.

 

Le quartier de la Mouzaïa et le 19ème arrondissement

Quartier Mouzaia
© François / Flickr

 

Situé dans le 19ème arrondissement de Paris (7 350 €/m² en moyenne dans l’arrondissement), la rue Mouzaïa offre un large choix de maisons ouvrières réalisées au cours du XIXème siècle. Cette petite cité ouvrière est construite sur d’anciennes carrières de gypse. Le sous-sol étant plein de galeries, il était impossible à l’époque de construire autre chose que ces meulières pour éviter qu’un immeuble ne s’effondre. Aujourd’hui, ces bâtisses s’arrachent à des prix avoisinant le million d’euros. Pour trouver moins cher, il faudra descendre du côté du bassin de la Villette afin d’y dénicher quelques maisons d’environ 60 m² pour près de 600 000 €.

 

Montmartre et le 18ème arrondissement

Montmartre
© Christian Ege / Flickr

 

Lorsque l’on pense maison dans Paris, impossible de ne pas se tourner vers le 18ème arrondissement (8 290 €/m² en moyenne pour l’arrondissement) et sa butte Montmartre. Les prix de départ y sont plus élevés que dans le 19ème. Comptez en moyenne 2 millions d’euros pour une surface supérieure à 150 m². Autre spécificité de l’arrondissement, on y construit encore… des maisons neuves. La start-up habx, spécialisée dans la composition de logements sur-mesure propose une maison de 5 pièces pour un peu plus d’un million d’euros du côté de la rue Philippe de Girard, livrée d’ici la fin de l’année. Une exception pour la capitale.

 

La Campagne à Paris et le 20ème arrondissement

Paris 20ème
© Martin van Castle / Flickr

 

Cachée non loin du métro porte de Bagnolet (7 710 €/m² en moyenne pour le 20ème arrondissement), la Campagne à Paris n’est accessible qu’après l’ascension d’un petit escalier où les lierres viennent prendre possession des murs. Là, un petit quartier pavillonnaire, à coté d’anciennes maisons ouvrières du 19ème siècle, se déploie sous nos yeux. Les villas s’y négocient encore sous la barre des 2 millions d’euros mais elles sont rarement en vente. Pour trouver moins cher, il faudra s’aventurer dans le quartier de Télégraphe et Saint Fargeau où quelques pavillons se vendent encore sous le million d’euros.

 

La Butte aux cailles et le 13ème arrondissement

Butte aux Cailles
© Ken Anderson / Flickr

 

Autre bastion de maisons ouvrières, la Butte aux cailles dans le 13ème arrondissement (8 220 €/m² en moyenne dans l’arrondissement). Véritable petit village dans Paris comme peut l’être Montmartre, la Butte aux Cailles est elle aussi construite sur d’anciennes carrières. La plupart des prix se situent entre 1 et 2 millions d’euros et l’on peut trouver quelques exceptions sous la barre des 800 000 pour des surfaces inférieures à 70 m², voire moins cher. Mais plus les prix baisses et plus l’enveloppe pour les travaux, elle, s’alourdit. Il n’est pas rare sur cette catégorie de bien, lorsque la propriété est bradée, d’avoir à débourser jusqu’à 150 000 euros en travaux de rénovation.

 

Les villages et voies privées du 16ème arrondissement

Paris 16ème
Corinne Moncelli / Flickr

 

Enfin, dans un genre plus classique, le 16ème arrondissement (9 630 €/m² pour l’arrondissement) recèle de bonnes surprises immobilières. Tout d’abord direction le village Auteuil, avenue Mozart ou du côté du métro la Muette. Ce ne sont plus des maisons mais des hôtels particuliers qui sont disponibles à la vente, pour près de 7 millions d’euros. Les maisons d’architecte à 3 millions d’euros et maisons de ville du XVIIIème siècle sont encore assez nombreuses sur le micro marché du pavillon parisien.

A découvrir également, les propriétés situées au cœur de voies privées telles que la villa Montmorency ou encore la Villa Boileau. Là, inutile d’espérer descendre sous la barre des 5 millions d’euros.