Coronavirus : typologie des Parisiens confinés

Voilà plus d’un mois que les quelque 2 millions de Parisiens et Parisiennes sont confinés, au même titre que le reste des Français.e.s. Derrière les fenêtres des immeubles haussmanniens se dessinent plusieurs profils de confinés, des étudiants restés dans leur chambre de bonne sous les toits aux familles nombreuses sommées de sortir le moins possible. Une chose est sûre : tous vont devoir redoubler d’inventivité pour rester confinés jusqu’au 11 mai prochain, minimum. 

Le Parisien / la Parisienne qui en profite pour refaire toute sa déco

©Patrick Perkins sur Unsplash

Et si le printemps, même en temps de confinement, restait la meilleure période pour effectuer chez soi un grand ménage, un tri dans ses affaires et sa paperasse, et donner un petit coup de jeune à son intérieur ? Il faut dire que la période est propice à passer des heures sur des sites comme Pinterest, pour s’inspirer et changer deux-trois choses en deux temps trois mouvements. Des vieux tissus retrouvés dans un tiroir seront parfaits pour recouvrir une chaise à l’allure un peu passée, tandis qu’un pot de peinture oublié dans un placard viendra embellir un meuble, un mur ou un objet déco quelconque.

Le Parisien / la Parisienne qui se lance dans toutes les tendances du moment

© Claudiu Hegedus sur Unsplash

7h : réveil du corps avec du yoga, 11h : cours de cuisine en live, 14h : découverte de la nouvelle mode au rayon café, le café Dalgona… À peine le temps d’avaler ce dernier qu’une séance de méditation collective débute sur Instagram… et voilà que la journée est déjà terminée. Le smartphone surchauffe, plus de trois heures de vidéos en tous genres, ça épuise. Et pas seulement la batterie du téléphone.

Le Parisien / la Parisienne qui écume tout Tinder dans la perspective de l’après

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Si ennui et solitude réussissent à certains (comme Isaac Newton, qui a découvert les lois de la gravitation universelle alors qu’il était confiné pour échapper à la peste), d’autres tentent de combler le vide et le manque en swipant à droite des dizaines de fois par jour. Privé.e.s de sortie et donc de date, les célibataires doivent réinventer leurs approches. À noter que certaines applications se sont adaptées aux mesures mises en place : la fonctionnalité « Passeport » de Tinder, qui donne accès à des profils d’autres villes et d’autres pays, est accessible gratuitement jusqu’au 30 avril. De même, Happn a étendu son périmètre de recherche, de 250 mètres à 90 kilomètres. Certain.e.s ont modifié leur bio en conséquence, indiquant chercher des « partenaires de confinement ». Il est bien évidemment déconseillé de se déplacer pour un rencard… heureusement que les messageries proposant une offre vidéo existent !

Les Parisiens confinés ailleurs qu’à Paris

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Depuis le début du confinement, la ville de Paris a vu partir plus de 10% de ses habitants, selon une étude de l’Insee parue début avril. Ce sont ainsi des dizaines de milliers de Parisiens qui ont mis le cap vers leur résidence secondaire, ou ont rejoint des amis ou de la famille ailleurs en France. La plupart des Franciliens ont notamment gagné la Normandie, la Bourgogne, la région Centre ou encore la Bretagne. Des mouvements de population qui ne sont pas toujours vus d’un bon oeil par les locaux…

Le Parisien / la Parisienne qui enchaîne réunions sur Zoom, Skypéro et HouseParty

© Louis Mornaud sur Unsplash

Plus de bureau ? Pas grave, il y a les visioconférences et ses pollutions visuelles et sonores de tout genre – conjoint.e qui entre dans le cadre, enfant qui chouine, colocataire qui chantonne. Plus de bistrot ni de bar ouvert ? Les amoureux de l’apéro se donnent rendez-vous chaque soir pour des « Skypéros », via écrans interposés. Pour toujours plus d’interactivité, les jeux en commun, comme l’application HouseParty, permettent de partager de joyeux moments avec sa bande… même à distance, chacun.e chez soi !

Le Parisien / la Parisienne qui a succombé aux Sims 4

Il ne faudra pas s’étonner si, à la fin du confinement, certain.e.s adoptent un nouveau langage… le Simlish ! « Soul soul » pourrait bien devenir la nouvelle manière de se saluer dans le monde alternatif des Sims, ce jeu vidéo très populaire dans les années 2000, qui a d’ailleurs vu son tarif baisser drastiquement au début du confinement. À défaut de pouvoir organiser des fêtes chez soi, l’on peut faire interagir nos personnages, ou se défouler en noyant son colocataire virtuel dans la piscine.

Le Parisien / la Parisienne qui doit gérer les couches du petit dernier, les devoirs de la cadette et les caprices de l’aîné

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Des millions d’enfants sont confinés avec leurs parents, bien souvent en télé-travail ou au chômage partiel / technique. Une promiscuité inhabituelle qui oblige chacun à s’adapter au mieux, niveau gestion des devoirs, occupation des plus petits, préparation des repas… des tâches supplémentaires qui incombent en majorité aux femmes, dont la charge mentale s’alourdit un peu plus en temps de confinement.

Comment mieux vivre le confinement avec des enfants ? L’avis d’une pédopsychologue