Daredevil, un superhéros très humain

Malgré une liste de films de superhéros qui s’étale jusqu’en 2020, Marvel se démène pour récupérer les droits de ses personnages dispersés entre plusieurs studios.

Si Spider-Man (propriété de Sony) devrait rejoindre les Avengers sur grand écran (probablement dans Captain America 3), Marvel a aussi récupéré les droits de Daredevil il y a deux ans, pour les confier à Netflix, géant de la vidéo par abonnement (SVOD) qui compte sur ses propres fictions pour recruter de nouveaux clients.

Il faut dire que l’histoire de Daredevil est bien plus intéressante à raconter en série, notamment parce que cet avocat aveugle n’a pas de pouvoirs (à part une ouïe hyperdéveloppée) qui claquent sur grand écran. Dès le pilote, le show surprend : contrairement aux habitudes, personne n’envoie valser son adversaire d’un seul coup de poing et personne ne court plus vite que les balles : Daredevil est un superhéros vulnérable.

Netflix a délaissé l’action comme seul ressort et tente de construire un feuilleton qui attire par son intrigue autour de personnages ambivalents, comme souvent chez Marvel. On est servi avec Daredevil, un gamin qui a perdu la vue et son père (un boxeur loser), devenu un avocat catholique tentant en journée d’expier ses violences nocturnes.

La suite s’annonce assez prometteuse, d’autant plus que Netflix devrait lui adjoindre d’autres héros (Iron Fist, Jessica Jones, Luke Cage…) qu’on retrouvera ensemble dans la minisérie The Defenders. Une réunion qui pourrait bien faire de l’ombre aux Avengers.

Daredevil, saison 1, disponible depuis le 10 avril sur Netflix France.