Immobilier neuf : ces opportunités en Île-de-France

Alors que l’immobilier neuf est souvent 15 % à 20 % plus cher que l’ancien, il existe des communes où la tendance est inversée.

Des prix de vente plafonnés

On l’ignore parfois, mais afin de limiter la hausse des prix du neuf dans l’immobilier, certaines municipalités mettent en place des chartes spécifiques que les promoteurs doivent respecter ou appliquent des prix maîtrisés : « Les prix de ventes sont plafonnés et l’on se retrouve avec des situations étonnantes où le neuf est beaucoup moins cher que l’ancien », précise Thierry Delesalle, notaire de Paris Île-de-France.

Ainsi, à Montreuil, le prix médian est estimé à 6 400 €/m² par les notaires dans l’ancien contre 5 900 €/m² dans le neuf. Même constat pour Colombes où un logement existant se vend autour des 6 000 €/m² quand un appartement qui sort de terre ne se négocie jamais au-dessus de 5 000 €/m². A Nanterre, l’écart de prix est légèrement plus faible, mais toujours présent avec 6 000 €/m² dans l’ancien en prix médian contre 5 500 €/m² dans le neuf.

« Vous avez également le même phénomène à Paris, dans le 18e arrondissement où les programmes immobiliers neufs sont moins chers que ceux que vous pouvez trouver dans l’ancien », ajoute Thierry Delesalle. Reste que les logements neufs construits dans la capitale sont rares…

En deuxième couronne, misez sur les grands appartements

Pour celles et ceux qui souhaitent se mettre au vert en allant se loger dans le Val-d’Oise, les Yvelines, la Seine-et-Marne ou encore l’Essonne, il peut être bon de regarder du côté des appartements neufs de type T4 ou T5. Les promoteurs veillent généralement à ce que les prix de ces biens, sur les territoires les plus excentrés de la capitale, soient toujours attractifs.

« Les maisons dans l’ancien sont souvent très nombreuses dans les communes de la grande couronne comme Massy, Gif-sur-Yvette ou encore l’Île Adam. Afin de valoriser le logement neuf, nous faisons attention au niveau des prix que nous proposons pour pouvoir rester concurrentiel tout en offrant des prestations exceptionnelles, comme un jardin privatif en rez-de-chaussée ou une grande terrasse pour les derniers étages », souligne Vincent Locussol, directeur opérationnel chez Eiffage Immobilier Île-de-France. De quoi convaincre les acheteurs.

Se renseigner sur les derniers logements d’un programme

Autre bon plan ? Acheter les derniers logements encore en vente d’une opération immobilière, appelés également « queues de programme ». Les promoteurs proposent généralement des baisses de prix sur ces biens allant de 10 à 35 % sur le prix de vente de base, ce qui n’est pas rien. Il est également possible de bénéficier en plus d’offres promotionnelles comme les frais de notaire offerts ou le montage d’une cuisine équipée au moment de la livraison du bien.

Les acheteurs doivent toutefois être vigilants s’ils optent pour cette stratégie. Si l’appartement n’a pas été vendu en plusieurs mois de commercialisation, c’est généralement qu’il présente quelques défauts : mauvais agencement des pièces, faible luminosité… Des sites spécialisés listent les queues de programmes sur le marché, un peu partout en France.