Jessica Jones, entre superpouvoirs et whisky

Après Daredevil au printemps, Netflix lance sa deuxième série estampillée Marvel avec Jessica Jones – une détective privée new-yorkaise plutôt antihéros dans l’esprit –, et continue de prendre le contre-pied des blockbusters type Avengers.

Ici, pas de costumes flashy ni de plans rutilants à caser en fond d’écran, et les dialogues ne sont pas réduits à quelques réparties cinglantes. Le décor est aussi bien plus sombre qu’au cinéma : l’agence Alias et sa porte cassée est située à Hell’s Kitchen, le même quartier que Daredevil tente de nettoyer. On s’attend presque à croiser Jodie Foster au détour d’un trottoir. Entre rues mornes et comptoirs sales, Krysten Ritter campe une Jessica Jones dotée d’une force extraordinaire mais touchée par des problèmes tristement ordinaires, alcoolique, taciturne, et détachée émotionnellement.

Dans cette première saison, elle est confrontée à un psychopathe nommé Killgrave, capable de contrôler les esprits, qui l’a soumise à sa volonté durant de longs mois. Depuis, elle noie ses démons dans le whisky avant d’enfin prendre son destin en main, en compagnie de Luke Cage, alias Powerman, qui aura son propre show en 2016. Une première saison captivante, esquisse de la mini-série The Defenders, prévue d’ici deux ans, qui pourrait bien renverser le paradigme du film de superhéros.

Jessica Jones, disponible sur Netflix France depuis le 20 novembre.