Les 4 villes les plus vertes d’Île-de-France

De Combs-la-Ville à Gennevilliers en passant par Arcueil ou Limeil-Brévannes, les communes font parfois preuve d’inventivité en matière de défense de l’environnement et attirent ainsi sur leur territoire une nouvelle population.

Gennevilliers, siège de l’Agrocité

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Crédit photo : Atelier d’architecture autogéré

 

Déménagée de force de Colombe en 2017, l’Agrocité prend ses quartiers depuis un an à Gennevilliers. Cette ferme urbaine autogérée, implantée au cœur de la cité des Agnettes propose pour seulement 20 € de posséder sa propre parcelle de terre à cultiver de 1×2,5m, sans produits chimiques. L’Agrocité s’étend sur 220m² avec 400 m² de jardins collectifs et 400 m² de parcelles individuelles.

En un an, le projet mobilise déjà plus de 200 convaincus qui travaillent dans l’épicerie coopérative de l’Agrocité, dont une soixantaine d’agriculteurs urbains. Gennevilliers se veut en pointe sur les questions environnementales et n’hésite pas à prendre des décisions fortes. En mai dernier, les élus prennent un arrêté visant à interdire l’usage pour tous du Glyphosate sur toute la commune, que l’on soit industriel, agriculteur ou simple habitant. La ville des Hauts-de-Seine met également en place une collecte des déchets verts dans les écoles et les marchés alimentaires en vue de les composter. Côté prix, l’attractivité se fait sentir avec une hausse de 11,4 % sur 5 ans (3 590 €/m² en moyenne).

Arcueil et son super-projet écolo

 

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Crédit photo : compagnie de phalsbourg

 

Sous l’impulsion de son maire écolo, Christian Métairie, Arcueil entame depuis plusieurs années sa transition énergétique. Réhabilitation des bâtiments, création d’un réseau de chauffage par géothermie, jardins protégés ou encore intégration de la nature dans la ville. L’exemple emblématique du nouveau visage de la commune est le projet Écotone, sorte d’immense rocher aux parois de verre, en grande partie végétalisé. Reflétant le ciel, cette structure se déploiera dans la ville en exploitant les friches industrielles situées chacune d’un côté de l’avenue Malleret-Joinville. Écotone et l’un des projets lauréats du concours « Réinventons la Métropole » et s’intégrera à la Zac du Coteau.

A l’intérieur du rocher, quelques 65 000 m² de bureaux et commerces, livrés dès 2024 ainsi qu’un pôle restauration, un pôle santé et un pôle sportif, un hôtel, une résidence pour les chercheurs et les jeunes actifs, et une crèche de 40 berceaux. Le tout situé à seulement 600 m d’une future gare du Grand Paris Express. La ville profite ainsi d’un intérêt certain de la part des acheteurs qui font monter les prix. Avec déjà 5 250 €/m² en moyenne, les prix de l’immobilier dans la ville du Val-de-Marne ont progressé de 9,1 % sur un an et de 16 % sur 5 ans.

Combs-la-Ville, le premier Ecopôle d’Île-de-France

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Crédit photo : Laurent Descloux pour l’EPA Senart

 

Situé en partie sur la commune Combs-la-Ville, l’Ecopole de Sénart, sorte de pépinière d’entreprises dont les activités sont liées au développement durable, fait la fierté de la ville. Il faut dire qu’en matière de protection de la biodiversité et d’environnement, Combs-la-Ville fait figure d’exemple. Primée pour la deuxième année consécutive aux trophées Eco-Action, la commune a mis en place un atlas de la biodiversité censé recenser les différentes espèces localisées à Combs (mammifères, poissons, reptiles, oiseaux, insectes, plantes…) afin de mener des actions de gestion des espaces verts favorables à leur protection. La ville de Seine-et-Marne s’apprête également à accueillir une légumerie de 1 300 m² qui transformera et conditionnera des pommes de terre (700 tonnes par an), des carottes (300 tonnes par an) et des légumes secs issus de l’agriculture biologique dans des champs d’Île-de-France. Un grand pôle de la biodiversité et du développement durable où les prix au m² sont estimés à 2 200 €, en baisse depuis 5 ans (-6,2 %).

Limeil-Brévannes en mode compost

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Crédit photo : DR

 

La ville du Val-de-Marne figure parmi les communes les plus inventives en matière d’environnement. Avec 20 % de zone forestière sur l’ensemble de la commune, Limeil-Brévannes travaille à la préservation de son environnement. Des travaux sont en cours de réalisation pour installer des tuyaux permettant de récupérer l’eau de pluie afin d’arroser les jardins familiaux et les espaces verts de la ville. Un compost, réalisé à partir des déchets verts issus des cantines des écoles, vient contribuer à l’alimentation des sols. Limeil-Brévannes entend bien jouer la carte de la verdure pour séduire les nouveaux arrivants. Ces derniers sont d’ailleurs en nombre depuis peu. La ville enregistre une hausse des prix de l’immobilier de 4,4 % en un an (2 800 €/m² en moyenne).


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