Locataire : comment sous-louer votre appartement parisien ?

C’est le dilemme que rencontre beaucoup de Parisiens. Que faire de son logement si l’on est locataire et que l’on doit s’absenter plusieurs semaines voire plusieurs mois ? Le parcours du combattant pour décrocher un appartement dans la capitale est tel qu’aucun occupant ne souhaite quitter les lieux. Beaucoup se retrouvent donc à payer deux loyers s’ils partent en stage, en vacances ou s’ils sont en mobilité professionnelle.

La sous-location illégale : gare à la loi !

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©Paul Dufour Unsplash

 

D’autres optent pour la sous-location illégale, c’est-à-dire sans en avertir le bailleur. Mais le risque est grand. Si le locataire se fait prendre, le propriétaire peut mettre fin au bail. Idem s’il ne s’agit que d’une mise en location sur des plate-formes de location saisonnière comme Airbnb ou Abritel pour un soir ou deux. Des dommages et intérêts seront à verser au propriétaire. Pire encore, s’il s’agit d’un logement social, le locataire devra s’acquitter d’une amende de 9 000 €. Pour sous-louer légalement son logement, le locataire doit avertir le propriétaire. Ce dernier lui remet alors une lettre écrite autorisant ladite sous-location. Le montant du loyer ne peut pas excéder celui du locataire principal et la durée de la sous-location est libre.

Sous-louer dans les règles : un jeu d’enfant ?

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©Joshua Humphrey on Unsplash

 

Contrairement à une idée reçue, les propriétaires ne sont pas tous fâchés avec la sous-location. « Les locataires n’essaient même pas d’en discuter avec eux et se mettent parfois inutilement en danger », constate Théo Vassoux, fondateur de Smartrenting, une agence immobilière spécialisée dans la sous-location. L’entreprise apporte aux bailleurs, à travers une somme de services gratuits, les garanties nécessaires pour se laisser tenter par la sous-location. « Nous avons élaboré avec le groupe Axa une formule d’assurance personnalisée. Nous délivrons au bailleur une garantie d’impayé des loyers, sélectionnons le futur sous-locataire, procédons à la remise des clés et réparons, le cas échéant, les dégâts dans le logement », précise Théo Vassoux.

L’entreprise se rémunère sur le sous-locataire, ce qui rend le service gratuit pour le propriétaire. « Nous pouvons également le contacter à la place du locataire principal ou donner à ce dernier l’ensemble des documents et arguments à mettre en avant pour convaincre le bailleur », ajoute l’entrepreneur. En trois ans d’existence, Smartrenting a réalisé près de 5 000 sous-locations et conserve une agence physique dans toutes les villes où elle est présente.