Rétro-cool, le livre qui va vous faire aimer le vintage

Vous le savez, le vintage est à la mode. La tendance est aux vieux meubles, aux vinyles et aux fripes. Mais le rétro s’étend au-delà du beau : c’est un vrai mouvement lifestyle et écolo. Nathalie Dolivo et Katell Pouliquen ont enquêté sur ce phénomène. Et devinez quoi : le rétro, c’est cool, et à tout point de vue !

rétro-cool
© Flammarion

 

Le rétro-cool : une quête esthétique

Divisé en 3 parties, le livre commence par analyser la déferlante vintage via la mode et la déco. D’où vient cette obsession pour les meubles de grand-mère ? Pourquoi aime-t-on chiner ? Pourquoi s’habiller en fripes, c’est chic ? Les deux auteures questionnent les référents du secteur, de la créatrice de mode Vanessa Seward à l’influenceuse Sophie Fontanel, pour recueillir avis et impressions. Mais ça, c’est la partie émergée de l’iceberg. Car le vintage est une tendance profonde et durable, un moyen pour réduire notre empreinte écologique tout en étant accessoirement stylé.

Une préoccupation écologique

Dans la deuxième partie du livre, les chiffres ont de quoi nous faire tomber de notre chaise (vintage bien sûr). La mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde, juste après l’industrie pétrolière. « En 2015, les émissions de gaz à effet de serre dues à la production textile ont totalisé 1,2 milliard de tonnes de CO2. Soit plus que les vols internationaux et le fret maritime réunis ». Le coton, la fibre naturelle la plus produite dans le monde, est aussi une des plus polluantes. Quant à la fabrication du jean, c’est une aberration. Un jean classique requiert une quantité d’eau équivalente à 300 douches, ainsi que l’utilisation de pesticides, de colorants, et « de puissants détergents et des millions de kilomètres de transport, impliquant pétrole et émissions de gaz à effet de serre ». Tout ça pour un jean ? Alors, quelle alternative proposer ? L’upcycling, ou l’art de recycler les vêtements que l’on a déjà pour leur donner une seconde vie. On arrête de jeter et d’acheter de la fast fashion, au profit d’habits qui ont du sens et qui durent plus longtemps.

Le rétro comme philosophie de vie

Pas de doute en lisant le livre : le vintage, c’est l’avenir. C’est la garantie de consommer moins et mieux. Et surtout intelligemment. S’intéresser à l’artisanat, au fait-main, au vin du terroir, c’est le nouveau luxe. Là encore, l’enquête se veut complète et approfondie. C’est facile à lire et très bien documenté. Prise de conscience assurée ! De quoi convaincre les derniers réticents.

Rétro-Cool, Comment le vintage peut sauver le monde, de Nathalie Dolivo et Katell Pouliquen, Flammarion, 2018, 19€, 240 pages

Extrait du livre : 

« Depuis plusieurs années, l’esthétique rétro gagne du terrain. Au point que cette philosophie de vie, reposant sur le choix du vintage et l’amour des choses bien faites, est désormais un mouvement incontournable. Dans l’exercice de notre métier de journaliste pour un grand magazine en prise directe avec l’air du temps, chaque journée apporte son lot de preuves de ce courant puissant et international. Une fois, on célèbre le retour de l’Art déci dans le design ou des pantalons pattes d’eph’ sur les podiums, le lendemain on se réjouit du sacre des années 1950 en déco et de la mode de la vaisselle de grand-mère… On ressort ses vinyles, on joue à des jeux vidéo rétro, on ne jure que par les lieux sans wifi, on ressuscite les légumes racines ou les graines oubliées. Les friperies et magasins de second hand attirent une clientèle de plus en plus jeune. Le désuet serait donc le nouveau cool ? »