Au 41 Penthièvre

Commençons par les choses qui fâchent : l’absence de menu ou de formule au déjeuner. Le quartier chic n’explique pas tout. Et même si certains plats sont abordables, le montant final explose avec un simple verre de vin et un café.

Trêve de mécontentement et joie non dissimulée de retrouver aux fourneaux Alain Carrère qui avait quelque peu disparu des radars gastronomiques depuis la fermeture du Pamphlet (3e). La carte proposée est fidèle au bonhomme, généreuse et classique. Mais Alain Carrère a le mérite de rester dans l’air du temps, d’apporter dans chaque assiette une touche de modernité, histoire de montrer qu’il est toujours dans le coup malgré les années qui passent.

Pour preuve, cette décortiquée de chair de tourteau et pommes de terre. Jusque-là, classique, mais la mayonnaise relevée au curry vient réveiller tout ce petit monde. Idem pour la crème légère de petits pois. La gambas snackée déposée au centre se révèle grâce à la présence du chorizo en petits dés. Et quand ce ne sont pas de petites touches modernes qui réveillent les classiques, ce sont les origines d’Alain qui ressortent. Un peu de chorizo par-ci, des pimientos par-là… vous l’aurez compris, il n’est pas peu fier de son Sud-Ouest même s’il l’a totalement mis de côté pour le sablé Breton en version tarte au citron meringuée. Il faut savoir brosser dans le sens du poil les origines de chacun.

Note : 3/5