Bistronomie Le Bon Saint-Pourçain

La planque de Saint-Germain-des-Prés sort de l’ombre. Au dos de l’église Saint-Sulpice (6e), la cantine des tontons gouailleurs du quartier s’ouvre au quidam.

Enfin, presque… David Lanher, homme à tables en vue (Caffè Stern, La Crèmerie, Vivant, Racines…), est à l’origine de cette “restoration”. Dans un décor de bistrot bourgeois joliment rafraîchi, habitués de la première heure et foodistas de tout poil partagent donc le couvert. Un mélange savoureux, dans un une-pièce-cuisine de poche. L’ardoise suit, inspirée par le marché et bonhomme dans ses intitulés.

Asperges vertes, blancs de seiche, ail des ours (11 €) – ciselé, mais un tantinet sec –, filet mignon, épinards, artichauts, pommes de terre et jus de rôti (25 €) – généreux et précis –, baba au rhum martiniquais (8 €) – délicat, envoûtant : parfait ! Même si le lieu invite à plus de malice encore, l’ensemble séduit déjà, vins compris (saint-pourçain de Terre de Roa, 6 € ; muscadet de Landron, 7 € ; saumur-champigny de Bobinet, 7 €…). Un nouvel “après à Saint-Germain-des-Prés”…