Et si en février on évitait les supermarchés à Paris ?

« Et si en février on évitait les supermarchés ? » Mais quelle drôle d’idée ! Pourtant, quand on se penche un instant – et sérieusement – sur la question, il y a des arguments avérés pour ne pas y faire systématiquement ses courses. Avec plus de 20 000 participants en France et en Suisse l’an dernier, le site « En vert et contre tout » nous invite à nous mobiliser lors de cette opération commando un peu spéciale. 

 

 

Comme nous apprécions les challenges, surtout à impact positif pour la planète, nous avons décidé de relever ce défi – tant que possible et sans trop nous mettre la pression non plus. Voici pourquoi :

 

S’interroger sur nos habitudes d’achats et nos réflexes de consommation

Jeune femme dans une allée de supermarché
Jeune femme dans une allée de supermarché © Unsplash

 

L’objectif de ce mois sans supermarché n’est pas de remettre entièrement en cause notre façon de consommer, mais plutôt de se poser les bonnes questions. Car attention, si effectivement cela devait prendre l’allure d’un boycott général envers les grandes surfaces, le véritable sujet se situe ailleurs…

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous alliez faire vos courses dans ces allées un peu trop éclairées ? Par habitude, par gain de temps, par praticité… Toutes les raisons du monde ont lieu d’être. Mais est-ce qu’une seule de ces raisons concerne la qualité de ce que vous achetez ? Alors oui, peut-être que tout changer du jour au lendemain est illusoire mais ce n’est pas ce qu’on vous demande. Commencez simplement par varier les plaisirs en achetant votre pain à la boulangerie et vos légumes au marché. Car si le temps est de l’argent, bien manger  ne coûte pas forcément plus cher. Et il serait dommageable en 2019 de ne pas aller au-delà de ce genre de clichés.

 

Renouer avec les commerçants et encourager les acteurs locaux

Boulangerie
Boulangerie © Unsplash

 

Souvent boudés car difficilement concurrentiels avec les prix pratiqués en grandes surfaces, les commerces de proximité et les épiceries de quartier n’en sont pas moins présents dans le paysage urbain. Toujours là, pignon sur rue avec en prime un petit sourire et un mot chaleureux à votre égard pour la plupart en guise de bienvenue. Se démenant tant bien que mal pour avoir toujours de quoi vous approvisionner, ils consacrent leur vie à vous satisfaire et à véhiculer leur valeur : mieux consommer. Ne serait-il pas temps de les écouter et, à votre tour, de leur accorder l’importance qu’ils méritent ? C’est aussi le cas d’autres acteurs locaux tels que les producteurs, les maraîchers, les éleveurs ou encore les artisans qui ont parfois du mal à joindre les deux bouts, coincés dans l’ombre des géants de la grande distribution. Cette action écologique et responsable à visée solidaire est une manière de les mettre sur le devant de la scène et de relancer leur économie.

 

Agir pour l’avenir de la planète – et le nôtre accessoirement

Femme portant une plante dans ses mains
Ecologie © Unsplash

 

Est-ce que vous vous êtes déjà planté devant l’étalage d’un supermarché en vous demandant comment les produits en rayon étaient acheminés jusqu’ici ? Et l’empreinte carbone alors ! Cela vous dit quelque chose ? C’est sans tenir compte des (sur)emballages qui ont un prix et qui sont loin d’être écologiques. Ne serait-ce pas le moment opportun de tester et découvrir des lieux où les produits sont disponibles à la vente en vrac ?

En plus de réaliser un challenge, ce défi permet donc de susciter une prise de conscience et une réflexion sur nos modes de consommation. Alors, convaincus ? Si vous êtes un peu démuni et que vous ne savez pas comment vous y prendre sans le mode d’emploi, sachez qu’une communauté  active se serre les coudes sur les réseaux sociaux.