Fulgurances, l’Adresse

Des dîners et performances, un magazine léché… : Fulgurances croque la cuisine. Désormais, sa joyeuse bande la sert aussi, dans son restaurant. Une façon de laboratoire épuré, à l’esprit nippo-scandinave, entre cuisine ouverte et tables de bois brut, où, tous les six mois, une nouvelle toque passe sur le grill.

Jusqu’en mai 2016, Chloé Charles ouvre le bal de cette bistronomie tournante. Loin d’être une débutante, elle a fait ses classes chez Septime (XIe) et à l’Agapé Substance (VIe). Ce jour-là, au menu du déjeuner, cela donne un lieu jaune en tempura, faisselle de vache, vinaigrette et noisette – graphique, très précis, un tantinet éteint –, maquereau pané à la coriandre et aux amandes, carotte, fenouil et beurre à la citronnelle – millimétré et délicatement contrasté –, choux à la vanille et pommes-coings – plus convenu, moins pétillant –. Peu importe, les vins goûtent bien, comme le corbières blanc 2014, La Bégou, de Maxime Magnon, le service charme et l’addition se tient. Le Tout-Paris des foodistas apprécie. Nous aussi.

Note : 3/5