L’Ambassade d’Auvergne

Alors comme ça, il soufflerait un vent nouveau sur cette ambassade ouverte en 1966 ? Certes, il y a eu un changement de boss mais pour ce qui est du décor rafraîchi, de la cuisine rénovée et de la carte retravaillée, autant vous dire que ce n’est pas flagrant.

Alors comme ça, il soufflerait un vent nouveau sur cette ambassade ouverte en 1966 ? Certes, il y a eu un changement de boss mais pour ce qui est du décor rafraîchi, de la cuisine rénovée et de la carte retravaillée, autant vous dire que ce n’est pas flagrant. Allez savoir pourquoi on a poussé la porte de cette illustre maison. Sans doute le besoin par temps sec et froid d’assouvir une envie de saucisse aligot piochée dans le menu Saveurs d’Auvergne. Peut-être aurait-il fallu jeter son dévolu sur le Parmentier de bœuf de Salers parce que la saucisse, bien qu’elle soit de Parlan, rendait un peu trop d’eau et l’aligot était diablement trop aillé. Et même si la démonstration de filage faite devant le client reste de la bonne maîtrise d’œuvre, ça ne suffit pas à combler la déception. Le pounti (terrine de blettes, pruneaux et porc) avait auparavant entamé l’enthousiasme. Dominé par le pruneau, il ne donne pas le meilleur de lui-même. Bon point en revanche pour la crème parfumée à la verveine fraîche et la mousse au chocolat. L’erreur était sans doute là, se contenter d’un menu auvergnat un peu en roue libre alors que la carte nous tendait les bras avec une dégustation de cochonnailles de la maison Conquet, une épaule d’agneau cuite 13 heures à basse température, un jambon de coche de la maison Laborie dans le Cantal, un porcelet farci et un cornet de Murat.

L’Ambassade d’Auvergne, 22 rue du grenier Saint-Lazare 75003 Paris, M° Rambuteau. Tél. : 01 42 72 31 22. Menus : 22,50 € (déjeuner en semaine) et 33 €. Ouvert tous les jours.