A.Manger

Le Maxan

Il y a tout juste dix ans, Serge Conquet et Laurent Zajac ouvraient le Maxan rue de Miromesnil dans le 8e, avant de le transférer quelques années plus tard dans une autre partie de l’arrondissement et d’enrôler Jean-Yves Guichard dans l’aventure.

Dans le Triangle d’or, ils réussissent le pari de serrer les additions en proposant une formule à 32 euros et un menu à 40 euros, au déjeuner comme au dîner, week-end compris. Et force est de constater que pour le prix, ils envoient du beau et du bon, oscillant entre assiettes classiques et plats plus modernes. Dans la première catégorie, foie gras de canard céleri rémoulade, rognon de veau rôti épinards sautés et nougat glacé à la framboise.

Un registre rassurant, mais c’est dans la seconde catégorie qu’ils sont plus surprenants notamment avec un carpaccio de maigre et sa vinaigrette aux aromates. Une chair délicate à peine cuite par la vinaigrette qui n’emporte pas tout sur son passage et qui laisse au maigre de quoi tenir son rang. Même sentiment pour la lotte rôtie au four, asperges vertes et olives. Ces dernières auraient pu masquer le goût prononcé de la lotte. Il n’en est rien, elles se tiennent tranquilles et respectent celle que l’on surnomme le diable des mers. Pour conclure, on revient dans la catégorie classique avec une mousse au chocolat de légende et son sorbet cacao.