Le Petit Varenne, bistrot moderne

Dans le quartier des ministères, une perle de bistrot moderne que l’on doit à Jean-Baptiste Varenne, déjà propriétaire du haut de sa petite trentaine de la Laiterie Sainte Clotilde et de Chez Graff.

Des établissements nichés à deux pas ce qui lui permet, vu ses grandes jambes, de passer d’une maison à l’autre en moins de temps qu’il n’en fait pour vider un verre de Saint Chinian Borie La Vitarelle, cuvée Les Terres Blanches 2015. Une fois la soif étanchée, reste à se pencher sur le solide. Une carte courte, pas de menu, un poil de name dropping et de jolies propositions mitonnées par Rémi N’Guyen entraperçu dans les brigades de palaces parisiens. Ca commence par de la burrata des Pouilles. Et vous de penser que ce n’est pas de saison. Certes, elle déboule en général à la fin de l’hiver et au printemps mais ici, elle n’est à la carte que selon les arrivages et c’est le jeudi. Ca tombe bien, nous y étions un jeudi. Quelques condiments et on la gobe ainsi, fraîche comme la rosée du matin. Pour rester en Italie, risotto au potiron et calamars snackés. Bon à cet instant, l’affaire se gâte et l’italien de passage va mal digérer ce risotto. Trop liquide, un poil trop cuit. C’est plutôt du calamar snacké déposé sur du riz parfaitement parfumé au passage mais trop éloigné de la dénomination risotto. Le chocolat, orange confite et noisettes grillées tient en revanche parfaitement ses promesses.

Le Petit Varenne. 57, rue de Bellechasse. 7e. Tél. : 01 42 73 60 72. Carte : de 40 à 50 €. Fermé le dimanche et le lundi. M° : Varenne ou Rue du Bac.

© Le Petit Varenne