Le Pré d’ici

Le chef Cyril Choisne du Cottage Marcadet, l’une des rares tables gastronomiques du 18e avec Le Chamarré Montmartre et La Table d’Eugène, a baissé pavillon. En lieu et place, Le Pré d’ici dans un style moins ampoulé et une décoration dépouillée.

L’objet qui attire l’œil est cette ardoise sur laquelle a été dessinée une carte de France avec des flèches pour indiquer la provenance des produits. On apprend que les viandes arrivent de Normandie et d’élevages raisonnés, que les poissons déboulent des ports bretons et des petits bateaux de l’île-d’Yeu et que le reste est acheté en Ile-de-France. Nous sommes donc chez un cuisinier responsable, locavore, bio et équitable. Benjamin, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a travaillé chez Prunier et financé son projet via du crowdfunding pour nous présenter une première carte à prix serrés. On ne gardera pas un souvenir mémorable de la panacotta végétale de panais et duo de carottes pour son goût manquant clairement de niaque ni pour sa présentation. Une panacotta dans une assiette plate, c’est un peu comme un pavé dans la mare. Dans un verre, elle s’y sentirait mieux. Bon point en revanche pour la ballottine de poulet aux champignons et mousseline de panais. Classique mais bien réalisée comme l’est aussi le millefeuille aux poires pochées. Pour ses convictions, cette adresse est à encourager.

Note : 3/5